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Jos Brech, un homme suspecté d'avoir tué un garçon de 11 ans en 1998 aux Pays-Bas, a été retrouvé en Espagne dimanche.

Il a été placé derrière les barreaux et a accepté d'être extradé vers les Pays-Bas, a annoncé lundi le tribunal espagnol chargé de se prononcer sur son extradition. Le quinquagénaire a été interpellé grâce à un témoin qui l'a reconnu après que sa photo eut été diffusée dans les médias ces derniers jours.

Voici les images de son arrestation :

Nicky Verstappen, 11 ans, avait soudainement disparu d'un camp de jeunesse en août 1998 dans la province de Limbourg, au sud des Pays-Bas. Le corps de l'enfant, qui a été abusé sexuellement avant d'être tué, avait été retrouvé le lendemain. Mais pas son tueur.

Vingt ans plus tard, en février dernier, la police néerlandaise avait ouvert la plus grande enquête de lien de parenté jamais réalisée aux Pays-Bas. L'ADN de plus de 20.000 hommes volontaires avait été prélevé pour retrouver le meurtrier du petit garçon. Le but était d'établir si l'un des donneurs d'ADN était un membre de la famille de celui qui avait laissé des traces sur les vêtements de Nicky Verstappen et sur le lieu de découverte du corps.

Le 22 août, les enquêteurs néerlandais avaient annoncé avoir identifié Jos Brech comme principal suspect. Or sa famille l'avait porté disparu en avril, après qu'il leur avait annoncé qu'il partait pour une balade en montagne. Il avait été vu pour la dernière fois en France, où les polices néerlandaise et française pensaient qu'il se cachait.

Il a finalement été retrouvé à une cinquantaine de kilomètres de Barcelone. Il vivait alternativement dans une tente et dans une maison abandonnée occupée par des sans abri, a rapporté à l'agence ANP le journaliste Peter R. de Vries, qui assiste la famille de la victime.

On apprend ce lundi midi que le suspect pourrait être extradé dès cette semaine vers les Pays-Bas, a déclaré lundi un officier supérieur de la Justice néerlandaise, Jan Eland. Si Jos Brech se montre coopératif, il pourrait être remis aux Pays-Bas cette semaine. Dans le cas contraire, la procédure d'extradition peut s'étaler sur 60 à 90 jours. L'homme a été arrêté grâce à un témoin qui l'a reconnu, après que sa photo eut été diffusée dans les médias ces derniers jours.