Le Japon stoppe le dernier réacteur nucléaire actif

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Monde

Les opérateurs sont contraints d'augmenter massivement leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques

FUKUSHIMA Le processus d'arrêt du dernier réacteur actif au Japon a débuté samedi, en vue d'une campagne de maintenance de plusieurs mois, réduisant à néant la part de l'énergie nucléaire dans l'électricité nippone un peu plus d'un an après la catastrophe de Fukushima.

Hokkaido Electric Power (Hepco), l'une des neuf compagnies régionales de l'archipel, a indiqué avoir commencé à stopper le réacteur Tomari 3, dernière unité active des 50 que compte le Japon.

A la suite du séisme et du tsunami qui, le 11 mars 2011, ont engendré un énorme accident dans le complexe atomique Fukushima Daiichi, submergé par une vague de 14 mètres de haut, onze réacteurs, sur 37 en fonctionnement, ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est.

Deux autres présentant des risques à Hamaoka (centre) l'ont été plus tard sur ordre du gouvernement.

Par la suite, toutes les autres unités ont successivement été stoppées pour des campagnes d'entretien, obligatoires tous les 13 mois d'activité en continu.
Le redémarrage de tous les réacteurs viables stoppés pour maintenance ou à cause des séismes est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel.

Afin de compenser l'absence totale d'énergie nucléaire, qui représentait avant le drame de Fukushima près de 30% de la production d'électricité du pays, les opérateurs sont contraints d'augmenter massivement leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques.

© La Dernière Heure 2012

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