Monde Le journaliste de Konbini a été touché au niveau du visage par un projectile, samedi soir, à Paris. Selon lui, ce projectile provenait du "cordon des forces de l'ordre".

On ne présente plus Hugo Clément, ex-journaliste de Quotidien, actuellement employé par le média français Konbini. Samedi, vers 18h15, il circulait en scooter sur Paris aux côtés de sa compagne, Alexandra Rosenfeld. Ce soir-là, se déroule la troisième journée d'action nationale des "gilets jaunes", qui a donné lieu à 287 interpellations et fait 133 blessés, dont 23 parmi les forces de l'ordre, qui s'opposaient aux casseurs. Des scènes de chaos largement relayées par les médias. Le journaliste de Konbini se trouve non loin d'un endroit chaud, au niveau du boulevard Malesherbes. Le couple décide d'aller boire un verre, quand Hugo Clément aperçoit les manifestants. Réflexe journalistique, celui-ci sort son téléphone portable de sa poche - sans toutefois être identifié comme journaliste - et commence à filmer les manifestants, alors en train de monter une barricade. 


A ce moment précis, il est touché de plein fouet par un projectile, comme il l'écrit sur le compte Instagram de sa petite-amie. Conséquence: la visière de son casque lui explose en plein visage et il tombe au sol. 

Alors que le journaliste est complètement sonné par le coup qu'il vient de recevoir, son téléphone lui est arraché des mains par "une personne", qui s'enfuit aussitôt. "Des manifestants m'ont tiré par le manteau pour me mettre en lieu sûr et m'ont prodigué les premiers soins", poursuit-il.


Le journaliste est formel: "Le projectile provenait du cordon des forces de l'ordre". Il poursuit, pour étayer ses dires: "Les manifestants étaient dans mon dos, et les policiers ont chargé juste après". Le projectile, selon lui, a été "tiré à hauteur de tête". Hugo Clément ne souhaite toutefois pas pointer du doigt et dénigrer les policiers, qui "ont dû travailler dans des conditions très difficiles et stressantes" et dit "simplement regretter ce tir tendu, qui va à l'encontre des règles de sécurité élémentaires" et "déplore "l'immense lâcheté du voleur de téléphone qui a profité de [sa] blessure pour agir." Il remercie néanmoins les personnes qui l'ont aidé dans sa mésaventure et notamment certaines qui "portaient des gilets jaunes".

La rédaction de Konbini s'est dite "soulagée" sur Twitter du rétablissement de son journaliste, ainsi que reconnaissante du soutien apporté par les internautes à ce dernier.