Monde La ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns (CDH) était interpellée mardi sur un nouveau jeu poussant les ados au suicide.

"Plusieurs contacts ont été pris avec différents intervenants de la zone visée par ce phénomène afin d’informer les équipes éducatives concernées", a indiqué mardi, en commission, la ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns (CDH), interrogée sur le risque que représente le challenge de la Baleine bleue pour les adolescents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un jeu extrêmement dangereux, puisqu’il pousse les participants au suicide et qui a fait son apparition, il y a environ trois semaines, en Belgique, dans les environs de Mons. Apparu en 2015 sur les réseaux sociaux russes, le challenge de la Baleine bleue est basé sur le principe de défis à relever. En Russie, il aurait déjà poussé 130 adolescents à se suicider.

Le jeu, qui se déroule autour d’une croyance populaire russe selon laquelle une baleine vient au fur et à mesure des jours s’échouer sur la plage pour y mourir, pousse les adolescents à suivre le parcours de cet animal et à mourir au terme des 50 défis. Au fil du jeu, les challenges deviennent de plus en plus dangereux et morbides, allant notamment de "ne parle à personne", "assieds-toi sur le bord du toit les jambes dans le vide" à "coupe-toi les lèvres".

Pour la députée de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Persoons (DéFi), qui s’est inquiétée du phénomène, le jeu n’a rien d’anodin, incitant à la mutilation et, in fine, à la mort. "À quels signaux les équipes éducatives doivent-elles être attentives et comment en référer pour éviter le pire ?", a-t-elle demandé à la ministre.

Le jeu de la Baleine bleue est un phénomène à intégrer dans la politique de prévention des écoles en matière de jeux dangereux. La communication aux élèves est néanmoins uniquement recommandée lorsque des signaux d’alerte sont repérés dans un établissement, a notamment fait savoir Marie-Martine Schyns. "La prévention primaire des jeux violents est particulière : elle doit uniquement concerner les équipes éducatives, au risque de développer chez les jeunes une attirance pour ces pratiques", a ajouté la ministre.