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"C'est l'oeuvre d'un psychopathe". Selon la police de Londres, l'homme pourrait aller plus loin et tuer des personnes.

Au cours des deux dernières années, un inconnu a déjà tué pas moins de 400 animaux. Son mode opératoire est toujours le même : il les décapite, enlève leur queue et leurs intestins et les expose ainsi mutilés à leurs propriétaires. La police craint désormais de voir son champ d'action se déplacer vers les gens. Pour les attirer, rien de plus simple. Il met de la viande fraîche dans un piège qu'il a au préalable placé en retrait des maisons et des caméras de surveillance.

Le calme et la précision avec lesquels il réalise ces mutilations présagent le pire pour les policiers. Certains médias le compare déjà à Jack l'Eventreur.

Un autre élément troublant est sa mise en scène. Une fois dépecées, le meurtrier laisse les victimes sous la fenêtre de la chambre ou sur le capot de la voiture des maîtres. Il arrive qu'il attende plusieurs jours avant de les ramener chez eux ou de les laisser dans un parc ou une cour de récréation. Selon les experts, ce n'est qu'une question de temps avant que le bourreau ne fasse sa première victime humaine. Ses premières cibles pourraient être d'abord les femmes et les enfants.

"L'auteur obtient une forme de satisfaction de ses actions et nous sommes inquiets car il pourrait la perdre avec le temps" et donc rediriger ses faits sur d'autres victimes mais cette fois humaines.

L'élargissement de son territoire est également alarmant puisqu'il ne se limite plus à Londres. Des cas similaires ont été répertoriés à Manchester, Sheffield et Birmingham.

C'est donc face à tant d'éléments que la police a décidé ce week-end d'alerter les gens et de les encourager à rentrer leurs animaux de compagnie.


Selon un expert, "l'impact psychologique pour les propriétaires des animaux est immense". Une étude américaine a démontré qu'il y avait cinq fois plus de chance qu'un persécuteur d'animaux devienne un serial killer. "C'est pourquoi nous devons retrouver au plus vite cette personne."

La police de Londres a lancé un avis de recherche à l'encontre d'un homme en vêtements sombres, un sac à dos et une lampe de poche. Il s'agirait d'un homme d'une quarantaine d'années avec des cheveux bruns courts.

Le tueur de chat risque jusqu'à 14 ans de prison.