Législatives: participation de 21,41% à 12h

AFP/AP Publié le - Mis à jour le

Vidéo
Monde


C'est presque un point et demi de moins que lors du précédent scrutin, en 2007


PARIS Le taux de participation au second tour des élections législatives de 2012 était de 21,41% à midi en métropole, annonce dimanche le ministère de l'Intérieur.

C'est presque un point et demi de moins que lors du précédent scrutin, en 2007, où ce taux à la mi-journée était de 22,89% au premier tour. En 2002, il était de 20,79% à la même heure.

Les Français ont commencé à voter dimanche matin pour le second tour des élections législatives, occasion pour la gauche de transformer l'essai après ses succès du premier tour qui lui ont permis de remporter 25 des 36 sièges déjà pourvus.

Seuls 36 des 577 sièges avaient été attribués dès le premier tour dimanche dernier. Le vote concerne donc encore 541 circonscriptions.

Six semaines après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, le principal enjeu du scrutin est de savoir si le PS obtiendra seul la majorité absolue à l'Assemblée nationale, qui est de 289 sièges.

"Rien n'est joué, les législatives précédentes l'ont prouvé, de nombreux sièges peuvent se jouer à quelques dizaines de voix. Il faut mobiliser, mobiliser, mobiliser pour convaincre jusqu'à la dernière heure" et donner une majorité à François Hollande pour lui permettre de "tenir ses engagements", a martelé entre les deux tours le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

L'abstention avait atteint le taux record de 42,77% au premier tour. Elle pourrait être une clé du scrutin, et la droite, comme la gauche, a lancé des appels à la mobilisation.

Parmi les 36 députés élus dimanche dernier, figurent 23 PS, une DVG, un EELV, et à droite 7 UMP, deux élus du Parti radical, un du Nouveau centre et une DVD. Dix femmes font partie de ces élus. Enfin trois d'entre eux vont entamer leur premier mandat.

L'ensemble de la gauche (PS, EELV et Front de gauche) a totalisé 46,7% des voix au premier tour, contre 34,1% des voix pour la droite parlementaire (UMP et alliés).

Cette dernière est confrontée à la bonne tenue du Front national qui, à 13,6%, a réalisé un de ses meilleurs scores à des législatives. L'UMP a choisi de répondre à la pression de l'extrême droite par le "ni-ni": ni Front national, ni Front républicain avec la gauche. Elle a affiché sa fermeté à l'égard de ses candidats qui, localement, contestent cette ligne officielle ou s'en sont affranchis.

Les bureaux de vote de métropole ont ouvert à 08H00. Le scrutin avait commencé dès samedi pour les Français d'outre-mer et les expatriés sur le continent américain. 43,15 millions de Français doivent désigner les 541 députés restant à élire.

Trente-quatre triangulaires vont être disputées, dont 28 avec la présence de candidats FN. Par ailleurs, dans une quinzaine de circonscriptions, les électeurs ne peuvent voter que pour un seul candidat, en raison de l'application d'accords de désistement.

L'entre-deux-tours a été marqué par plusieurs polémiques. La gauche a accusé l'UMP de préparer "une alliance stratégique" avec le Front national, exploitant notamment la campagne de Nadine Morano qui a multiplié les appels du pieds aux électeurs d'extrême droite, au point de tomber dans un piège tendu par un imitateur à la radio.

A gauche, un tweet d'encouragement envoyé par Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, au rival dissident de Ségolène Royal à La Rochelle a ébranlé le PS. Les sondages donnent Mme Royal perdante.

D'autres personnalités jouent leur avenir politique, comme François Bayrou, en mauvaise position dans une triangulaire dans son fief des Pyrénées-Atlantiques.
En revanche, le FN espère faire son retour à l'Assemblée. Sa présidente, Marine Le Pen, qui a défait au premier tour le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a des chances de l'emporter à Hénin-Beaumont.

EELV peut envisager entre 13 et 20 sièges, malgré des dissidences à gauche, et obtenir son propre groupe parlementaire. Cela semble plus difficile pour le Front de gauche, crédité de 8 à 10 sièges, étant donné qu'il faut 15 députés pour créer un groupe.

Alors que Jean-Marc Ayrault et cinq des 24 ministres qui étaient candidats ont été élus dès le premier tour, les autres sont en ballottage favorable. Le Premier ministre avait annoncé que les membres du gouvernement qui seraient battus devraient quitter son équipe. La situation la moins facile à cet égard est, à Marseille, celle de Marie-Arlette Carlotti (chargée des personnes handicapées).

L'ex-Premier ministre François Fillon a quitté la Sarthe pour Paris, où il est arrivé en tête dans la très à droite 2e circonscription avec 48,6% des voix. La situation est plus incertaine pour l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand (Aisne), et l'ancienne porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet (Essonne).

© La Dernière Heure 2012

Publicité clickBoxBanner