Monde Non seulement non compatriotes sont les plus nombreux mais aussi les plus dangereux.

On savait déjà que la Belgique détenait le plus fort pourcentage de djihadistes par habitant dans le monde occidental. On apprend à présent qu’ils sont également les plus dangereux.

Un rapport du Centre d’Analyse du Terrorisme (France) révèle en effet que 3 % de tous les combattants occidentaux partis se battre en Syrie et qui en sont revenus ont été impliqués dans des attaques terroristes.

Mais en Belgique, cette proportion monte à 13,5 %. Ce chiffre s’explique en grande partie par la cellule franco-belge qui a commis les attentats à Bruxelles et Paris.

En France aussi, la proportion atteint un score élevé de 10,6 % Dans le rapport, on mentionne 38 attaques, 9 tentatives et 92 complots qui n’ont pas été mis à exécution, en lien avec le conflit irako-syrien.

Ces chiffres couvrent l’Europe de l’ouest, l’Amérique du nord et l’Australie et courent de 2013 jusqu’à mai 2016.

Rien que pour l’Europe de l’ouest, on recense 24 attaques, 6 tentatives et 64 complots.

67 % seulement des auteurs ont tenté de frapper leur pays d’origine et cela se reflète dans les chiffres belges.

Le rapport note seulement quatre complots avortés dans notre pays alors que le chef de la police judiciaire fédérale de Bruxelles. Eric Jacobs affirmait fin de l’an dernier que nos enquêteurs avaient déjoué six attentats. Parmi ceux-ci, la cellule de Verviers et le plan des Kamikaze Riders qui visait à frapper Bruxelles lors des fêtes de fin d’année. Deux des attaques qui avaient été planifiées en Belgique avaient malgré tout la France en ligne de mire, selon les statistiques de nos voisins.