Monde Une pompe primaire du réacteur hutois est tombée en panne. La centrale est à l’arrêt jusqu’au 30 novembre.

Nouveau coup dur pour Tihange 1. Alors qu’aux dernières nouvelles, le réacteur hutois devait redémarrer cette nuit, son indisponibilité a été portée à fin novembre par Engie Electrabel. Pour rappel, Tihange 1 avait été arrêté par son exploitant mardi passé en vue d’effectuer une opération de maintenance. La date du redémarrage avait d’abord été annoncée à mercredi, avant d’être reportée à jeudi, puis à ce lundi.

Finalement, Engie Electrabel a annoncé, ce lundi matin, que Tihange 1 serait indisponible jusqu’à minimum fin novembre.

L’exploitant explique qu’il a décidé de combiner cette opération de maintenance avec une procédure d’entretien qui était initialement prévue du 28 octobre au 16 décembre. Au total, Tihange 1 sera donc indisponible onze semaines, au lieu des sept prévues pour l’entretien.

Qu’est-ce qui explique cet allongement de quatre semaines ? Selon une source interne au régulateur nucléaire, l’opération de maintenance vise à remplacer une pompe du circuit primaire qui est tombée en panne. Le circuit primaire transporte l’eau réchauffée par le réacteur nucléaire vers le générateur de vapeur. L’eau chaude du circuit primaire est nécessaire au processus d’évaporation dont le but est d’actionner l’alternateur qui produit l’électricité. Il s’agit donc d’une pompe opérationnelle, située dans la partie nucléaire du site.

"Normalement ce genre de pompe ne doit pas tomber pas en panne, explique cette source du gendarme nucléaire. Cela explique pourquoi Engie va devoir patienter avant de recevoir une nouvelle pièce". L’avantage est que, sauf nouveau couac, Tihange 1 devrait être disponible durant l’hiver, au moment où la Belgique consomme davantage d’électricité.

Ce n’est pas la première fois que Tihange 1 connaît des soucis. Entre septembre 2016 et mai 2017, le plus vieux réacteur du pays avait dû être arrêté. En effet, des tests de sol avait démontré que certains bâtiments du site étaient situés sur un remblai moins compact que prévu par les spécifications d’origine. Finalement, le régulateur nucléaire avait exigé que certaines couches du sous-sol soient renforcées. Après avoir réalisé des injections de béton, Engie Electrabel avait reçu le feu vert de l’Agence fédérale du contrôle nucléaire (AFCN) en vue d’un redémarrage.