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Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a affirmé vendredi soir "prendre acte" de la décision d'Israël de renoncer à présenter sa candidature de membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2019-2020, face à la Belgique et à l'Allemagne, mais il a assuré que la "campagne" se poursuivait en vue de l'élection du 8 juin. 

"Je prends acte de l'annonce" faite à New York plus tôt par la mission israélienne auprès des Nations unies, a-t-il déclaré à l'agence Belga.

"Nous allons poursuivre notre campagne pour convaincre de notre projet", a ajouté le chef de la diplomatie belge, expliquant qu'il continuait à défendre la candidature belge "pour essayer d'avoir le meilleur résultat possible" lors du vote - à bulletin secret - des 193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU.

M. Reynders voit dans le retrait israélien "la confirmation que la campagne belge s'est bien déroulée". "Notre campagne a reçu un soutien très large", s'est-il réjoui.

"Notre projet est d'essayer de trouver des solutions, d'atteindre un consensus en faveur de la paix", a-t-il encore indiqué.

Israël a renoncé à présenter sa candidature de membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2019-2020 en raison de ses faibles chances d'être élu face à l'Allemagne et à la Belgique, a indiqué vendredi une source onusienne citée par l'agence de presse Reuters.

Les 193 membres de l'Assemblée générale des Nations unies doivent élire le 8 juin cinq pays pour occuper les sièges de membres non permanents du Conseil de sécurité pour les deux prochaines années.

Israël, l'Allemagne et la Belgique étaient en lice pour les deux sièges accordés au groupe régional des pays d'Europe de l'ouest et autres pays (WEOG).

Aucune confirmation d'un retrait de la candidature de l'Etat hébreu n'a pu être obtenue dans l'immédiat.

Selon une source diplomatique, Israël n'aurait toutefois jamais introduit formellement sa candidature pour cette élection.