Monde L'ancien Premier ministre Manuel Valls est revenu sur BFM TV et RMC sur les critiques à l'encontre d'Emmanuel Macron mais aussi sur celles qui le pointent directement du doigt. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, l'ex-Premier ministre a défendu le président de la République face à une nouvelle polémique sur son utilisation du mot "bordel".

"Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des places là-bas parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire", avait déclaré Emmanuel Macron dans un aparté avec Alain Rousset, président de la Nouvelle Aquitaine. Il faisait ainsi référence aux employés licenciés par l'équipementier automobile GM&S qui ont tenté de forcer un barrage en Corrèze pour rencontrer le président présent sur le nouveau campus de l'École d'application aux métiers des travaux publics.

"Je suis un peu las de ce type de polémiques", a confessé Manuel Valls. "Emmanuel Macron a déjà montré son respect à l'égard des ouvriers en allant voir ceux de Whirpool. Bien sûr qu'il faut faire attention aux mots mais ce qui compte au fond c'est que le Président leur dise où on va sur le plan économique, je suis sûr que c'est ça qui intéresse". Lorsqu'on lui rappelle qu'Emmanuel Macron a parfois été dépeint comme le "président des riches", Manuel Valls s'énerve quelque peu. "Ca c'est insupportable: président des riches, traître à la classe ouvrière, qui n'écoute pas les Français... Il faut arrêter avec ça"

"J'ai été bien accueilli par LREM"

L'ex-Premier ministre qui donne parfois l'impression d'être esseulé sur le plan politique étant donné qu'il n'est plus membre du parti socialiste et qu'il a plusieurs fois été recalé par LREM tient à rassurer. "J'ai mes proches, j'ai ma famille, j'ai mes amis. C'est une période passionnante. Je ne me sens pas seul ni détesté. J'ai beaucoup d'amis dans presque toutes les formations politiques. Je respecte, je suis respecté. J'ai été bien accueilli dans le groupe LREM. Je travaille regarde ces nouveaux parlementaires qui apportent leur fraîcheur", explique celui qui siège comme "apparenté" à la majorité présidentielle à l'Assemblée.

Malgré tout, force est de constater que Manuel Valls a subi plusieurs déconfitures lors de son passage de Premier ministre à simple député.