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Clément Baur, l’un des deux hommes actuellement en garde à vue en France et soupçonné d’avoir voulu commettre un attentat lors de l’élection présidentielle, était tout sauf un inconnu en Belgique. Selon une source proche du dossier, il était "bien connu par les enquêteurs à Verviers".

Hier, le parquet fédéral a confirmé que Clément Baur faisait partie de "l’objet d’une enquête en Belgique. Il était signalé pour audition dans le cadre de ce dossier. Il n’y avait toutefois plus aucune trace de l’intéressé en Belgique depuis 2015", précise le parquet.

Son nom était apparu dans une enquête sur une filière de recrutement tchétchène. Quatre recrues au moins avaient quitté la région liégeoise pour rejoindre la Syrie, en 2013. Radicalisé à Nice, où il a appris l’arabe et le russe, il aurait utilisé un nom tchétchène en Belgique. Arrêté en France en janvier 2015, il avait été incarcéré sous le faux nom d’Ismail Djavrailov, à Séquédin, près de Lille, avant d’être libéré peu après. C’est là qu’il aurait rencontré son complice présumé, Mahiédine Merabet.

Contrairement à ce qui a pu être indiqué dans plusieurs médias, notamment français, Clément Baur n’a jamais été concerné par l’affaire de la cellule djihadiste de Verviers, démantelée le 14 janvier 2015, et dont les membres survivants ont été définitivement jugés depuis.

Hier, des médias français ont partagé l’avis de recherche diffusé alors par sa tante liégeoise, appelant à retrouver le jeune homme de 22 ans disparu.