Monde Dennis Rodman explique ses folles soirées avec Kim Jong-Un dans Envoyé Spécial.

"On fait du Jet-Ski, du golf, on monte à cheval, révèle l’ex-basketteur américain dans le reportage d’Envoyé spécial, Mon pote ce despote, diffusé jeudi soir. Mais surtout, on fait du karaoké. On chante beaucoup, chacun son tour. Kim Jong-Un chante des tubes militaires de son pays et moi, je préfère reprendre des classiques américains." Avant d’ajouter : "J e ne voudrais pas réduire son pouvoir sur son pays. Il dirige son pays… à sa façon. Mais… ça ne l’empêche pas de faire les mêmes conneries que tout le monde !"

Halluciné par ce descriptif digne d’un épisode de la série culte Friends, le journaliste de France 2 a demandé à l’ancienne star des Chicago Bulls s’il pouvait en dire plus sur le dictateur si secret. "Il a deux enfants, dont une petite fille de six mois, a ajouté l’ex-amant de Madonna. Je l’ai tenue dans les bras, il a voulu me la présenter. On a fait des photos et tout."

"C’est juste un môme"

L’amitié surréaliste entre Dennis Rodman et Kim Jong-Un a débuté il y a 5 ans. "J’ai reçu un coup de fil car il adore le basket, raconte l’enfer terrible des parquets, plus connu pour ses frasques que pour ses aspects sportifs. Il avait d’abord demandé à Michael Jordan qui a refusé. J’aime bien découvrir des coins à travers le monde."

Et ainsi, celui qui avait déjà fait le buzz en 2014 en chantant un Happy Birthday au dictateur à la manière de Marilyn Monroe pour Kennedy, va et vient en Corée du Nord comme cela lui chante. "Je m’en tape de qui tu es, tant que t’es sympa, moi, je suis sympa, souligne celui qui se fait embrasser chaque fois qu’il débarque dans le pays asiatique. Que tu sois dictateur, dirigeant, président ou autre chose, je m’en fous ! Si t’es cool et qu’on peut boire de la vodka, c’est bon !"

Arrogant et provocateur jadis, Dennis Rodman est persuadé que Kim Jong-Un est un homme bon. "Je ne le vois pas comme un dictateur, il est le centre de l’attention pour ceux qui le perçoivent comme le type le plus puissant du monde avec ces histoires de guerre, etc. Mais ce sont surtout les gens autour de lui qui dirigent. Moi, je ne le vois pas comme un fou. Pas du tout. C’est un môme, il veut juste être un môme. Mais à partir du moment où son père est mort, il a bien fallu qu’il reprenne les rênes."

Seul Occidental à pouvoir approcher l’homme le plus dangereux du monde, le basketteur - qui compte inviter un jour le dictateur en catimini voir un match de basket à New York -, ne parle pas de politique avec lui. Même s’il a déjà tenté de faire l’intermédiaire entre Kim Jong-Un et Obama, sans succès, et lui a offert lors de son dernier voyage The Art of the Deal, le livre d’un certain… Donald Trump. "Je vois aussi beaucoup de beauté en Corée du Nord, il est en train de transformer le pays, insiste celui qui assure ne rien toucher en allant là-bas et qu’il dépenserait même son argent pour que les USA et la Corée du Nord se rapprochent. Les gens sont libres là-bas. Je dis toujours que la Corée du Nord, c’est un peu comme une ex-femme. Tu l’aimes et tu la détestes à la fois, faut vire avec !"