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Les conditions de détention de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, ont été révisées en raison de son état psychologique inquiétant, écrit vendredi Le Parisien. 

Sa santé mentale s'est dégradée ces derniers mois et l'administration pénitentiaire craint pour sa vie, rapporte le quotidien français. Placé à l'isolement à la prison de Fleury-Mérogis depuis un an et demi, Salah Abdeslam fait l'objet d'une vidéosurveillance 24 heures sur 24 et ne peut pas communiquer avec les autres détenus.

Les juges d'instruction, le parquet de Paris et l'administration pénitentiaire ont récemment décidé d'alléger certaines conditions de sa détention en raison de la dégradation de son état psychologique. Salah Abdeslam peut désormais rencontrer ses proches sans être séparé par une vitre, et le plexiglas qui obstrue la fenêtre de sa cellule sera démonté.

"Ses autres conditions de détention, draconiennes, restent inchangées", ajoute une source à la direction de l'administration pénitentiaire.