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Barack Obama entame aujourd’hui une tournée en Europe et Arabie saoudite. Prévu de longue date, le voyage du président américain sur le Vieux Continent ne sera pas de tout repos. Zoom sur l’emploi du temps du président américain.

LUNDI ET MARDI : 3e sommet sur la sécurité nucléaire (NSS) à La Haye

Il sera dominé par les retombées du rattachement de la Crimée à la Russie aux dépens de l’Ukraine, que ni les Américains ni les Européens n’ont réussi à empêcher malgré leurs mises en garde au président russe Vladimir Poutine. "La seule chose qui a constitué une surprise pour Poutine, c’est à quel point notre réaction a été faible", observe Andrew Kuchins, spécialiste de l’Europe de l’Est au groupe de réflexion CSIS de Washington, pour qui le dirigeant russe veut "éroder en profondeur l’influence américaine dans le monde".

MERCREDI : sommet avec les dirigeants européens à Bruxelles

Obama participera à un sommet avec les dirigeants européens Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso. Il se rendra aussi au siège de l’Otan pour rencontrer son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen. Outre la crise ukrainienne, le sommet américano-européen, première visite du président Obama au siège des institutions européennes depuis son arrivée au pouvoir, va aussi s’effectuer dans le contexte de négociations ardues sur un accord de libre-échange et des retombées de l’affaire Edward Snowden, ancien analyste du renseignement américain qui a révélé l’ampleur des opérations de surveillance américaines à l’étranger.

JEUDI : visite en Italie et au Vatican

Le président américain sera reçu en audience par le pape François. M. Obama a exprimé son admiration pour le message du souverain pontife sur les inégalités sociales, correspondant aux priorités budgétaires qu’il défend sans succès face à ses adversaires républicains du Congrès.

VENDREDI ET SAMEDI : visite en Arabie saoudite

L’Arabie saoudite est un autre allié des États-Unis. Riyad a manifesté son inquiétude ces derniers mois vis-à-vis des négociations nucléaires avec l’Iran, son concurrent régional, et critiqué le manque de soutien de Washington aux rebelles en Syrie.