Monde Cette formation mêlant journées en entreprise et à l’école a été dotée lundi de son premier contrat de gestion commun à la Wallonie et Bruxelles.

Rémunérations identiques et critères d’admission et d’évaluation en commun pour les apprenants wallons et bruxellois qui se lancent dans la formation en alternance : telles sont les conséquences les plus concrètes de la signature lundi du premier contrat de gestion de l’Office francophone de la formation en alternance (Offa) par les trois ministres compétents : le Wallon en charge de la Formation Pierre-Yves Jeholet (MR), le Bruxellois en charge de la Formation professionnelle Didier Gosuin (Défi) et la francophone Marie-Martine Schyns (CDH).

Se former durant deux à trois jours par semaine directement en entreprise à un métier manuel et seulement fréquenter le reste du temps les bancs de l’école : telle est la recette de la formation en alternance. Un type de formation parfois encore méconnu du grand public mais plébiscité depuis longtemps par le monde de l’entreprise et dont le taux de mise à l’emploi tourne autour des 80 %.

Alors que la tension entre l’offre et la demande sur le marché du travail n’a jamais été aussi forte, les entreprises ne parvenant pas à recruter de nombreux profils techniques tandis que les courbes du chômage restent très élevées en Wallonie et à Bruxelles.

Les autorités cherchent à promouvoir l’alternance, poursuivre les synergies entre le monde de l’enseignement et celui de la formation, mais aussi à booster l’offre de places de stage en entreprise. Objectif : dépasser les quelque 15.000 formations par an suivies à l’heure actuelle.

"On a un système politique compliqué, mais quand il y a des accords, ça peut rouler. Il s’agira aussi à l’avenir que l’alternance bénéficie de plus de passerelles vers d’autres diplômes. C’est comme cela que fonctionnera le monde du travail de demain. Encore faut-il que les entreprises jouent le jeu et offrent des places de stage !", selon Didier Gosuin.

"Le gouvernement wallon s’était engagé à accorder une priorité à la formation en alternance. J’identifie trois priorités pour 2018 : promouvoir celle-ci, travailler au matching entre l’offre et la demande de places de stage, et enfin prévoir des incitants financiers. Il y aura pour 2018 un budget de 10 millions d’euros", a indiqué Pierre-Yves Jeholet.

De son côté, Marie-Martine Schyns a souligné à quel point l’alternance signifiait la rencontre entre le monde de l’éducation et ceux de la formation, de la jeunesse et de l’emploi.