Monde Le retour de Carles Puigdemont a donné lieu à une manifestation publique samedi.

Alors que les organisateurs avaient assuré aux autorités locales qu’il n’y aurait pas de manifestation sur la voie publique pour le retour en Belgique (et donc dans sa villa de Waterloo) du leader catalan Carles Puigdemont, c’est une véritable manifestation qui s’est déroulée samedi après-midi à la rue de l’Avocat.

Pacifique certes, ce qui explique que la police locale qui était présente en nombre a choisi de ne pas disperser les participants, mais cet accueil initialement présenté comme une cérémonie privée n’est pas passé inaperçu. Ce sont plus de 150 personnes qui étaient venues accueillir et soutenir le leader catalan en exil. Une installation audio avec micro et baffles était prévue sur le balcon de la villa louée par Carles Puigdemont, où une plaque "Casa de la Repùblica" est désormais apposée près de la porte d’entrée.

Une grande banderole sur la façade clamait "free political prisoners and exiles" (libérez les prisonniers politiques et les exilés) tandis que sur la haie de la propriété, les supporters catalans avaient placé un autre slogan : "Welcome Président". Des supporters pour une part habillés de jaune, portant des drapeaux catalans et brandissant certains slogans.

Plusieurs personnalités catalanes dont l’actuel leader Qui Torra avaient fait le déplacement à Waterloo samedi et durant une demi-heure, samedi après-midi, ils se sont adressés à la foule en catalan, lors de discours ponctués de salves d’applaudissements.

L’avocat britannique de Carles Puigdemont, et d’autres indépendantistes actuellement emprisonnés en Espagne, Ben Emmerson, était également présent et s’est adressé à la foule en anglais. Notamment pour dire qu’en tant qu’observateur extérieur, il n’a aujourd’hui plus de doute : il estime assister à la naissance d’une nation.

Carles Puigdemont , lui, après avoir remercié ses supporters, a également réclamé la libération de ses compagnons de lutte. Après avoir hissé dans la propriété un drapeau européen et un drapeau catalan, il s’est payé un petit bain de foule pour échanger avec les manifestants, acceptant également de se prêter au jeu des selfies.