Monde

Comment baptise-t-on une planète ? 

On imagine naïvement de nombreux spécialistes en plein brainstorming réunis autour d'une table se grattant la tête devant un paperboard... Le Washington Post rappelle l'histoire originale du baptême de Pluton.

Nous sommes alors le 14 mars 1930. Dans une maison d'Oxford, une petite fille de 11 ans, Venetia Burney, mange son petit-déjeuner pendant que son grand-père, Falconer Madan, lit l'édition du jour du Times of London. Rien de bien extraordinaire.

Sauf qu'en page 14, le grand-père décide de lire à haute voix l'histoire de la découverte d'une nouvelle planète. La petite fille, précoce, qui a étudié les planètes à l'école et qui a un faible pour la mythologie classique (tous les grands objets célestes de notre système solaire ont été nommés par rapport aux dieux grecs et romains), écoute attentivement.

Et lorsque son grand-père commence à spéculer sur le nom de la future planète, la petite fille tient à donner son avis: “Et pourquoi on ne l'appellerait pas Pluton ? Et tout a commencé comme cela", explique la petite fille devenue elle-même grand-mère dans un reportage diffusé en 2008.

Le grand-père de Venetia est en effet retraité de son poste de chef de la bibliothèque bodléienne de l'Université d'Oxford. Ce dernier a la bonne idée de communiquer la suggestion de sa petite-fille à un ami astronome qui lui répond. "Je pense que PLUTON est excellent", expliquait un article du New York Times.

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L'astronome envoie un télégramme à ses collègues de l'observatoire d'Arizona qui avaient découvert la nouvelle planète. Ces derniers votèrent à l'unanimité pour ce nom. "Pluton" était né...

Venetia Buney, devenue Venetia Phair, est décédée à l'âge de 90 ans.