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Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) s'est dit mercredi déterminé à "détruire" la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), accusée d'avoir massacré plus de 400 civils depuis une dizaine de jours dans le nord-est du pays


KINSHASA "Nous avons décidé de détruire la LRA et pour cela nous n'avons pas besoin de sa permission", a affirmé mercredi à l'AFP le ministre congolais de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga. "Nous avons donné la chance à la LRA de négocier la paix avec les autorités de son pays, mais à la fin elle a refusé de signer", a expliqué M. Mende. "Nous ne pouvons pas garder sur notre territoire des personnes qui tuent des innocents", a souligné le porte-parole du gouvernement congolais.

Les accusations se multiplient depuis quelques jours contre la LRA, soupçonnée du massacre de plus de 400 civils pendant les fêtes de Noël dans la province Orientale, frontalière du Soudan et de l'Ouganda, selon un dernier bilan donné mardi par l'ONG catholique Caritas.

La LRA a fermement démenti mardi ces accusations et rejeté la responsabilité des morts sur les armées de la RDC, de l'Ouganda et du Sud-Soudan qui mènent dans cette zone une opération contre le mouvement rebelle depuis la mi-décembre.

L'offensive avait été lancée après le refus répété du chef de la LRA, Joseph Kony, de signer un accord de paix paraphé en avril par Kampala, qui concluait un processus de paix engagé en juillet 2006 afin de mettre un terme à 20 ans de guerre civile dans le nord de l'Ouganda.

La LRA "n'a pas de leçon à donner au gouvernement de la RDC", a ajouté M. Mende. "C'est nous qui décidons quand et comment chasser la LRA de notre territoire et personne d'autre", a-t-il conclu, sans donner de précision sur les opérations militaires en cours contre le mouvement rebelle.

© La Dernière Heure 2008