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Les deux Corées ont décidé lundi de tenir en septembre un sommet à Pyongyang, qui pourrait marquer une nouvelle étape importante dans le rapprochement historique entre les deux pays. Selon l'annonce de l'agence sud-coréenne Yonhap, qui cite un communiqué commun, la décision a été prise en marge de discussions entre les deux parties dans la Zone démilitarisée (DMZ). Aucune date précise n'a été donnée.

Une visite dans la capitale nord-coréenne du président sud-coréen Moon Jae-in serait la première d'un chef d'Etat du Sud en plus d'une décennie.

Lors de leur sommet historique en avril dans la DMZ, M. Moon et le leader nord-coréen Kim Jong Un avaient déjà décidé que le premier rendrait visite au second à l'automne à Pyongyang.

Les pourparlers de lundi, qui se tiennent dans la partie nord du village frontalier de Panmunjom, dans la DMZ, avaient été proposés la semaine dernière par Pyongyang, qui a récemment dénoncé la volonté de Washington de maintenir les sanctions.

En dépit du rapprochement observé depuis le début de l'année, les sanctions internationales décidées contre la Corée du Nord en raison de ses programmes nucléaire et balistique ont empêché la reprise de la coopération économique intercoréenne, et peu de progrès ont été faits sur la question cruciale de la dénucléarisation du Nord.

Si la rencontre se concrétise, MM. Moon et Kim devraient essayer d'avancer sur la question d'un accord de paix afin de mettre formellement un terme à la Guerre de Corée qui s'était arrêtée sur un armistice et non sur un traité de paix.

Mais l'ambassadeur des Etats-Unis en Corée du Sud, Harry Harris, a jugé lundi qu'il était "trop tôt" pour annoncer une déclaration de paix, a rapporté l'agence Yonhap.