Tous contre un !

Hubert Leclercq Publié le - Mis à jour le

Monde

Nicolas Sarkozy vit des temps difficiles. Son discours fait l’unanimité contre lui

PARIS Un carton ! L’émission Des paroles et des actes lors de laquelle les deux candidats se sont succédé jeudi soir a fait le plein de téléspectateurs : 6,2 millions, soit 25,2 % de parts de marché. De bon augure dans la perspective du duel final de ce mercredi 2 mai qui sera, lui, retransmis à la fois sur TF1 et France 2.

Le duel à distance s’est poursuivi ce vendredi. Nicolas Sarkozy était le premier dans les studios de RTL radio avant de céder son siège à François Hollande. L’occasion, une fois de plus, pour Nicolas Sarkozy de regretter le refus d’augmenter le nombre de débats de son adversaire.

Cette journée de vendredi aura été rude pour le président-candidat qui a vu la plupart des intervenants dans les médias français multiplier les attaques à son encontre.

Le premier à sonner la charge, sans surprise, fut Jean-Luc Mélenchon. Le 4e homme du premier tour a utilisé la tribune qui lui était offerte sur France Inter pour relancer le parallèle entre Nicolas Sarkozy et… “la collaboration” (voir dans la colonne ci-contre).

Le patron du Front de gauche a appelé à voter François Hollande en estimant encore que Nicolas Sarkozy “sort des expressions qui sont directement tirées de la collaboration” et qu’il “est en train d’extrême droitiser la droite” . Dans le même temps, tout en se tâtant toujours sur sa position personnelle lors des législatives, Mélenchon a annoncé qu’il déclinait l’invitation du PS de participer au meeting de Bercy ce dimanche.

Deux heures plus tard, c’était au tour de Marine Le Pen, sur les ondes de France Info, de tacler le président sortant en lui reprochant “d’essayer de faire les poches de mon programme pour des raisons électoralistes. Je crains que cela ne soit de la pure récupération” . Et d’ajouter, suite aux déclarations du candidat sur son appel à l’abstention ou au vote blanc en cas de duel entre le FN et le PS au second tour des législatives de juin prochain : “Cela veut dire qu’à l’UMP, ils veulent nos voix mais, manifestement, ils ne veulent pas… les gueules des électeurs marinistes.”

Et comme si cela ne suffisait pas, Dominique de Villepin, dans une tribune du Monde , sorti ce vendredi midi, s’est dit “effrayé” par la campagne de Nicolas Sarkozy et ses “gages à l’extrémisme” .

Enfin, le syndicat de la magistrature a clairement appelé à voter “contre Sarkozy” .



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