Trierweiler / Royal: incident "diplomatweet"

H. Le. Publié le - Mis à jour le

Monde

La compagne de François Hollande soutient l’adversaire de l’ex de son homme

PARIS Elle n’aime pas le mot de Première Dame qu’elle trouve trop made in USA .

Elle demande un peu de temps pour trouver sa place dans l’entourage du président.

Elle, c’est évidemment Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, celle qui a succédé à Ségolène Royal dans le cœur du nouveau président.

Depuis l’incident de ce mardi, son statut ne s’est pas clarifié, loin de là, mais nul doute que, dans les rangs socialistes comme dans ceux de la droite, beaucoup lui auront trouvé ce qualificatif qu’elle cherche tant.

Valérie Trierweiler s’est invitée, en moins de 140 signes, dans l’histoire contemporaine de la politique française en apportant ouvertement son soutien à l’adversaire de Ségolène Royal dans le bras de fer qui semble mobiliser toute l’attention des pontes socialistes dans l’optique du second tour des législatives.

Dimanche soir donc, Olivier Falorni, candidat dissident du Parti socialiste à La Rochelle, s’est incliné de moins de trois pour cent face à la parachutée Ségolène Royal. Le second tour est inévitable puisque le dissident refuse de se désister et pourrait bien rafler la mise face à la présidente de la région Poitou-Charentes qui pourrait ainsi dire adieu à ses espoirs de décrocher la présidence de l’Assemblée nationale.

Du coup, mardi, La Rochelle devenait la nouvelle capitale du PS et de ses alliés et voyait débarquer Martine Aubry et Cécile Duflot venues apporter leur soutien à Ségolène.

Même le président de la République, pourtant en retrait – léger – de la scène politico-médiatique, apportait son soutien à la représentante de l’aile officielle du PS au travers d’un courrier qui n’avait rien d’un brûlot enflammé.

Et puis… le tweet qui met le feu aux poudres. Valérie Trierweiler poste son petit message assassin en apportant son soutien à Olivier Falorni… qui a soutenu “les Rochelais de manière désintéressée”.

Une bombe qui va monopoliser le devant de la scène politique jusqu’à dimanche prochain. Mitterrand avait sa Danièle, toujours ingérable. Hollande qui aime s’inscrire dans les pas de son illustre prédécesseur pourrait avoir poussé le mimétisme très loin grâce à sa compagne qui, en journaliste chevronnée, savait ce qu’elle faisait en lâchant sa bombe.



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