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Pour illustrer la première année de présidence de Donald Trump, Martin Weill, journaliste du Quotidien, s'est rendu aux Etats-Unis. Et plus précisément à Harrison, la ville la plus raciste du pays. Des séquences édifiantes qu'on peine à croire.

Signes nazi, pin's S.S., livres discriminatoires... Les exemples n'ont pas manqué pour illustrer le reportage du journaliste français. Et les témoignages non plus. C'est peut-être d'ailleurs les propos recueillis qui ont le plus choqué les téléspectateurs. A Harrison, dans l'Arkansas, les "nègres" ne sont pas les bienvenus. C'est le message clair que diffuse la population.

Exemple flagrant de ces comportements, un homme se présentant comme "nazi" et portant des signes du Troisième Reich sur lui. Selon lui, "l'holocauste n'a jamais eu lieu". Qui plus est, en se battant contre l'Allemagne, les Etats-Unis se sont fait piéger dans un affrontement "avec leur propre race".

Hallucinant dites-vous ? Ce n'est pas terminé. Un autre homme interviewé, portant un bébé, explique que les "blancs" et les "noirs" ont vécu en harmonie... au XVIIIe siècle, période correspondant à l'esclavage. "On avait de bonnes relations avec eux, presque familiales. On les aimait et ils nous aimaient." Il en va sans nul doute que pour ces personnes interrogées, il existe une hiérarchie évidente entre les races mais également entre les sexes.

Le journaliste du Quotidien a également rencontré le chef de file des suprémacistes blancs qui avait organisé la marche à Charlottesville. "Les Afro-Américains devraient remercier le ciel d'être là", selon lui. L'homme révèle également son rêve face à la caméra : "J'espère vraiment que dans les 250 prochaines années un Etat exclusivement réservé aux blancs va naître quelque part dans le monde".

Et lorsque Martin Weill lui demande où il faudrait conduire dans ce cas les minorités, l'homme déclare : "Je pense qu'ils pourraient être conduits paisiblement dans un autre endroit du monde. Cela a déjà été fait avant. (...) L'existence de mon peuple n'est pas négociable".

On vous laisse découvrir la suite des commentaires.