Monde

Le président américain a promis une "grande conférence de presse" lundi, au moment où la tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord est particulièrement élevée.

La dernière - et unique - conférence de presse de M. Trump seul face aux journalistes remonte au 16 février.

Le 45e président des Etats-Unis, actuellement en vacances dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, doit se rendre à New York en début de semaine et a prévu de faire un aller-retour à Washington lundi.

"Nous avons une conférence prévue, une rencontre très importante, et nous allons voir une grande conférence de presse", a-t-il déclaré vendredi, sans autres précisions.


La Maison Blanche prévient: "Pyongyang doit cesser son comportement provocateur"

La Corée du Nord "doit cesser son comportement provocateur et porté à l'escalade", a déclaré samedi la Maison Blanche après un entretien téléphonique du président Donald Trump avec son homologue chinois Xi Jinping.

Les deux présidents "ont réitéré leur engagement mutuel envers une dénucléarisation de la péninsule coréenne", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Ils ont salué la récente résolution du Conseil de sécurité des Nations unies imposant de nouvelles sanctions à Pyongyang, résolution qui est selon eux "un pas important et nécessaire vers l'établissement de la paix et de la sécurité dans la péninsule coréenne", selon le communiqué américain.

MM. Trump et Xi ont "une relation extrêmement proche" qui pourra contribuer à "une résolution pacifique du problème de la Corée du Nord", a souligné la Maison Blanche.

Par ailleurs, M. Trump a déclaré que les forces américaines "sont prêtes" à protéger Guam, alors que la Corée du Nord a annoncé qu'elle projetait de lancer des missiles à proximité de cette île américaine du Pacifique.

Au cours d'un entretien téléphonique avec le gouverneur de Guam Eddie Calvo, M. Trump l'a "assuré" que "les forces américaines sont prêtes à garantir la sûreté et la sécurité de la population de Guam, comme celle de l'ensemble des Etats-Unis", a indiqué la Maison Blanche.

Le secrétaire général de la Maison Blanche, John Kelly, s'est entretenu séparément avec le gouverneur de Guam avant sa conversation avec M. Trump, précise le communiqué.

L'armée nord-coréenne, citée par l'agence de presse officielle KCNA, a fait état jeudi d'un projet consistant à lancer quatre missiles qui survoleraient le territoire japonais avant d'aller s'abattre en mer "à 30 ou 40 kilomètres de Guam". Ce tir serait "un avertissement crucial aux Etats-Unis", a souligné l'armée nord-coréenne.


Pyongyang s'apprête à tester des missiles mer-sol avec un sous-marin, selon un expert

De récentes photos prises par satellite semblent indiquer que la Corée du Nord se prépare à tester des missiles balistiques à partir d'un sous-marin, en pleine recrudescence de tensions avec les Etats-Unis, selon un spécialiste de l'armée nord-coréenne.

Joseph Bermudez, un expert de la Défense nord-coréenne et des renseignements, a posté des photographies sur le site de surveillance "38 North" --de l'Institut Etats-Unis/Corée de l'université Johns Hopkins-- qui, selon lui, pourraient montrer des préparatifs pour un essai de missile mer-sol balistique (SLBM).

"Des images prises récemment par un satellite commercial révèlent plusieurs développements suggérant que la Corée du Nord pourrait être en train d'accélérer le développement de la partie maritime de ses forces nucléaires", a-t-il indiqué.

L'activité sur un missile balistique expérimental pour un sous-marin de type SINPO au chantier de construction navale et base sous-marine de Mayang-do suggère "que le Nord pourrait préparer une nouvelle série +en mer+ de tirs d'essai, qu'il a entrepris des modifications et des améliorations aux systèmes de lancement du sous-marin, ou qu'il développe une version plus avancée du Pukguksong-1".

Le Pukguksong-1 est un SLBM dont le premier essai réussi remonte au 24 août 2016. Il avait volé sur 500 km en direction du Japon, ce qui avait conduit le leader nord-coréen Kim Jong-Un à affirmer que le territoire continental américain était désormais à portée d'un sous-marin croisant dans le Pacifique.

M. Bermudez a précisé que les préparatifs autour du sous-marin correspondaient à ceux constatés lors de précédents essais.

Le président américain Donald Trump a maintenu un haut niveau de tension vendredi sur le dossier nord-coréen, affirmant que l'option militaire était "prête à l'emploi" contre Pyongyang qui a menacé de lancer une attaque près de l'île américaine de Guam, avant-poste militaire stratégique des Etats-Unis dans le Pacifique.

Ce regain de tensions fait suite aux progrès de Pyongyang dans ses programmes nucléaire et balistique.

Le tir réussi d'un missile intercontinental signifie que théoriquement la Corée du Nord pourrait atteindre la côte est des Etats-Unis, et elle est aussi parvenue à miniaturiser suffisamment une bombe nucléaire pour pouvoir l'installer dans un tel engin.

Un système SLBM opérationnel aggraverait encore davantage la menace représentée par la Corée du Nord, lui permettant d'agir au-delà de la péninsule coréenne et de disposer d'une capacité de "frappe secondaire" si une attaque était menée sur ses bases militaires.