Monde Nos confrères du Parisien ont contacté Philippe*, ami d'enfance du tueur de la petite Maëlys.

Après avoir pris la défense de Nordahl Lelandais en septembre dernier, assurant que l'homme qu'il connaissait n'était "pas capable d'une chose pareille", Philippe se dit aujourd'hui très en colère et avoue qu'il a été naïf durant des années.

Face à la terrible vérité, son ami fait part de son profond dégoût. "Tous ses amis sont choqués et en colère contre lui. Du jour au lendemain, on s’aperçoit que c’est un tueur de petite fille en fait. On imagine le monstre que ce doit être. On est tous dégoûtés, sidérés. Cela perturbe tout le monde."

Se montrant solidaire avec les parents de la jeune fille, dont les restes ont été découverts par les enquêteurs sur les indications de Nordahl Lelandais, Philippe est désormais persuadé que son ami est fou. "J’ai beaucoup de peine pour les parents de Maëlys. Il faut qu’il paye pour ce qu’il a fait. Il doit être fou, il doit être taré. Oui, c’est ça, je pense que c’est un fou qui s’est bien caché pendant des années. A mon avis, il a un problème psychiatrique, un vice. Il doit être malade. Il devait savoir qu’il avait un problème, mais il ne s’est jamais confié à personne. Je pense que sa mère doit se demander pourquoi son fils ne lui en a pas parlé, comment elle a pu passer à côté de ça."

Pourtant, rien n'augurait d'un tel vice dans le comportement de l'ex-militaire. "Il s'est toujours fondu dans la masse. Il avait des amis, des copines, il participait à des soirées. Pour moi, il était complètement normal. Et insoupçonnable."

Totalement dévasté par les aveux de Nordahl Lelandais, son ami d'enfance a une certitude dorénavant: "Il a déjà tué dans le passé". "Je ne sais pas ce qu’il va raconter maintenant comme connerie pour expliquer la mort de Maëlys, mais la petite, elle, n’a pas fait le trajet en voiture avec lui par accident. Et puis Nordahl a pensé à éteindre son portable. Il est prévoyant. Et s’il est prévoyant, c’est qu’il est organisé. Et qu’il sait ce qu’il fait. Il s’est débarrassé de la petite, est revenu au mariage. Il l’a fait froidement. J’imagine le monstre qu’il doit être en fait. [...] On ne se réveille pas un matin en se disant, 'tiens, je vais tuer une gamine aujourd’hui'. A mon avis, c’est quelqu’un qui a déjà tué. Il n’en est pas à son coup d’essai."

En ce qui concerne la récente hospitalisation du possible tueur en série, Philippe ne laisse plus place au doute et avoue même être horrifié à l'idée d'avoir partagé son lit avec lui. "Lorsqu’on était jeune, il est venu plusieurs fois dormir à la maison. J’avais un lit deux places dans ma chambre. Je me dis aujourd’hui : et s’il avait eu une envie de tuer… Rétrospectivement, ça fait peur. [...] Pour moi, il cherche à se protéger. Depuis six mois, il n’était pas à l’hôpital et n’avait pas de crises d’angoisse."


*Philippe est un prénom d'emprunt utilisé par nos confrères