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Un camp de Vénézuéliens ayant fui la crise politique et économique dans leur pays a été attaqué, incendié et en partie détruit samedi par des voisins en colère dans une ville du nord du Brésil.

Cette attaque, qui n'a pas fait de blessés selon les premières informations des autorités, est la dernière en date dans l'Etat brésilien de Roraima (nord), frontalier du Venezuela en crise.

Selon les médias locaux, un résident aurait été "agressé" par un migrant vénézuélien dans la ville de Pacaraima, ce qui aurait ulcéré des habitants.

"La situation a dégénéré en un mécontentement de la part de certains résidents de la ville qui ont manifesté samedi en détruisant des campements de migrants situés dans des lieux publics", selon le site de la chaine Globo.

Des images diffusées par les chaines locales montrent des parties du camp de migrants incendiées.

L'arrivée massive de Vénézuéliens fuyant la crise politique et économique dans leur pays a créé une situation délicate dans l'Etat brésilien frontalier de Roraima.

Depuis 2017, plus de 127.000 Vénézuéliens ont franchi la frontière terrestre avec le Brésil, dont près de 69.000 ont poursuivi leur route vers un autre pays, selon les autorités brésiliennes.

Et au cours des six premiers mois de 2018, quelque 56.000 Vénézuéliens ont aussi demandé à régulariser leur statut au Brésil, selon les données brésiliennes.

Plus d'un million de personnes ont migré du Venezuela vers la Colombie voisine depuis début 2017, avait indiqué en juin le gouvernement colombien.

A ce nombre s'ajoute un demi-million de Vénézuéliens qui se sont réfugiés en Equateur depuis le début de l'année, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). La majeure partie de ces migrants ont toutefois poursuivi leur route jusqu'au Pérou, voire au Chili.