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Le gouvernement bulgare a décidé mercredi de ne pas adhérer au pacte de l'ONU sur les migrations et de ne pas participer à la conférence intergouvernementale à Marakkech les 10 et 11 décembre. 

"Le Conseil des ministres a décidé de s'abstenir d'une adhésion au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières", indique un communiqué.

Le pays n'enverra pas non plus de représentants officiels à la conférence intergouvernementale d'adoption du Pacte les 10 et 11 décembre au Maroc.

La Bulgarie est dirigée par un gouvernement de coalition entre le parti conservateur du Premier ministre Boïko Borissov et plusieurs formations nationalistes opposées au document des Nations Unies. L'opposition socialiste a également exprimé son rejet du texte.

"La Bulgarie continuera à accomplir ses engagements internationaux existants et à exercer un contrôle renforcé sur ses frontières", assure le gouvernement qui a mis en place une clôture en barbelés sur la quasi-totalité de sa frontière avec la Turquie, l'une des portes d'entrée dans l'UE.

Non contraignant et réaffirmant la souveraineté des États dans la conduite des politiques migratoires, le Pacte adopté en juillet à New York fait l'objet de critiques dans plusieurs pays dont les gouvernements défendent une ligne dure en matière de politique d'asile et d'accueil des migrants.

Ces pays disent notamment craindre que le pacte pour une migration "sûre, régulière et ordonnée" ne consacre un "droit à la migration".

Les États Unis se sont retirés des négociations du texte et plusieurs pays dont l'Autriche, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque, ainsi qu'Israël et l'Australie ont depuis annoncé qu'ils ne signeraient pas le document international.