Monde Ryan E. parvenait à soumettre des femmes aux actes les plus dégradants

La justice bruxelloise vient de mettre un terme à un véritable fléau présent sur les réseaux sociaux. Un jeune homme de 25 ans, Ryan E., passait son temps sur Tinder et sur Facebook à la recherche de jeunes femmes en vue de leur faire subir les actes les plus humiliants qui soient.

Quatre filles, dont une mineure, originaires de Bruxelles et de Namur, sont tombées dans ses filets et resteront marquées par les actes abominables que leur bourreau leur a fait endurer.

Le prévenu a écopé, lundi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, d’une peine de 7 ans d’emprisonnement, pour viols, attentats à la pudeur avec menace, traitements dégradants et harcèlement, commis en 2016 et 2017. "Il a cherché à assouvir ses instincts pervers et son besoin de domination en s’en prenant à des femmes qu’il considérait comme des objets sexuels singuliers", a martelé le juge.

En février 2016 , Ryan E. avait rencontré une fille sur Facebook avec qui il avait échangé plusieurs messages. Il lui avait fixé rendez-vous chez lui quelques jours plus tard et l’avait violée. Selon la victime, le prévenu avait ensuite exercé des violences morales au point de la contraindre psychologiquement à des actes immondes. Il l’a obligée à se filmer léchant la cuvette des toilettes, puis en train de boire l’eau des toilettes, et à lécher ses propres excréments. "Quand je te demande un truc, tu le fais directement, sinon je me sentirai trahi et je risque de devenir méchant", lui avait-il dit.

L’homme avait agi selon le même modus operandi avec trois autres filles, en mars 2016 et en août 2017, après avoir été interpellé une première fois. Il les contraignait à des actes sexuels violents puis à des actes dégradants tels qu’uriner sur elles.

L’une des victimes avait déclaré : "Il était très menaçant et manipulateur. J’avais l’impression qu’il allait me tuer si je ne faisais pas ce qu’il me demandait."

Le prévenu était en aveux des traitements dégradants et du harcèlement mais pas des abus sexuels. Il avait par ailleurs expliqué ses actes par le fait qu’il avait été violé, enfant, par une institutrice maternelle.