Monde Couronnée à La Havane, Dominique Gyselinck s’impose dans un milieu d’hommes…

La 18e édition du Festival del Habano a tenu toutes ses promesses. Menée sous le signe du cinquantième anniversaire du Cohiba, cigare mythique et porte-drapeau d’Habanos, il a réuni pendant une semaine des dizaines de milliers d’aficionados de tous horizons géographiques et sociaux sous un seul dénominateur commun : la passion du cigare sous toutes ses formes.

Il a surtout donné lieu à un événement exceptionnel, puisque pour la première fois, c’est une femme (belge de surcroît) qui a remporté la distinction d’Habanos Man of the Year dans la catégorie Business.

C’est que la Dame a de fameuses lettres de noblesses : ayant atterri par hasard dans le cigare premium en passant par la case accessoire à écrire de luxe, Dominique, qui a de la suite dans les idées, s’est mise en tête de bâtir son petit empire à elle en plein milieu d’un bastion traditionnellement dévolu à un milieu où le machisme régnait jusque là en maître absolu, celui du cigare !

Depuis 2011, date à laquelle elle ouvrait sa première Casa del Habano à Knokke, Dominique a ouvert ses boutiques au rythme d’une par an (Casa del Habano de Knokke, Gand et Hasselt et première La Casa del Tabaco - sa propre franchise - à Bruges en novembre dernier).

2016 s’annonce encore plus faste avec deux projets en chantier en Belgique. Et il se murmure que la sommelière es cigares et Habanos Specialist nourrirait désormais des ambitions hors de nos frontières…

Interrogée à chaud juste après avoir pris possession de sa statuette sous une salve d’applaudissements bien nourrie, Dominique avait le sourire des grands jours, celui qu’arborent tous les artisans devant la reconnaissance par leurs pairs du devoir bien accompli : "Ce trophée signifie beaucoup pour moi et récompense plus une passion qu’une personne. Il est la preuve vivante de ce que notre stratégie durant toutes ces années où nous avons défendu bec et ongles une philosophie du bon produit, du bon conseil, du bon service et du bon assortiment était la seule qui vaille. En des temps où règne partout dans le monde la prohibition de savourer les produits du terroir issus de notre mère nourricière et le culte quasi schizophrénique de la production de masse, nous avons jour après jour prouvé qu’on pouvait prospérer dans un marché de niche. J’en suis très fière et je remercie tous ceux qui ont collaboré à faire de mon affaire la plus prospère dans son secteur au niveau du Benelux."