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Plusieurs piétons ont été blessés mardi matin quand une voiture a foncé sur les barrières de sécurité devant le Parlement à Londres.

La section anti-terroriste de Scotland Yard est chargée de l'enquête. "Même si nous gardons l'esprit ouvert, le commandement de la (police métropolitaine) dirige l'enquête sur l'incident de Westmisnter", qui a fait plusieurs blessés mais aucun en danger de mort, a twitté la police.


"A 07H37 aujourd'hui (06H37 GMT) une voiture est entrée en collision avec les barrières devant le Parlement. Le conducteur a été arrêté par les policiers présents sur place. Plusieurs piétons ont été blessés", a déclaré la police sur Twitter.

Elle a ensuite précisé qu'aucune des blessures n'était susceptible de "mettre en danger la vie" des blessés, et s'est abstenue, dans un premier temps, de parler d'un acte terroriste.

L'ensemble de la zone a été bouclée par la police, a constaté une correspondante de l'AFP.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des policiers lourdement armés entourant le véhicule gris dont le conducteur a ensuite été sorti et emmené, menotté.

Les rues autour du Parlement de Westminster ont été fermées à la circulation.

D'autres images montraient la police retenant l'homme, habillé d'un jean et d'une veste noire.

Une dizaine de voitures de police et au moins trois ambulances étaient stationnées près du Parlement, de même que des artificiers et des chiens policiers. La station de métro a été fermée.

"Ca avait l'air d'être un acte délibéré", a raconté une passante, Ewalina Ochab, interrogée par l'agence britannique Press Association. "Je marchais de l'autre côté de la rue, j'ai entendu du bruit et quelqu'un a crié. Je me suis retournée et j'ai vu une voiture grise roulant très vite près des barrières, peut-être même sur le trottoir". "La personne conduisant le véhicule n'est pas sortie", a-t-elle ajouté.

Le Royaume-Uni a été frappé en 2017 par une vague d'attentats, dont quatre revendiqués par le groupe Etat islamique, qui ont fait au total 36 morts et 200 blessés. Le premier d'entre eux, le 22 mars, avait précisément été commis avec une voiture bélier sur le Westminster Bridge, qui mène au Parlement.

L'auteur de l'attentat avait d'abord fauché des passants en montant sur le trottoir du pont avant de terminer sa course contre les grilles du parlement. Khaldi Masood était ensuite descendu et avait pénétré dans l'enceinte du parlement où il avait poignardé à mort un policier avant d'être abattu.

Depuis, des barrières de sécurité en béton et en acier on été installées tout autour des grilles du parlement ainsi que sur les trottoirs menant au pont.


Le suspect refuse de coopérer

L'homme suspecté d'avoir foncé avec sa voiture contre les barrières de sécurité devant le Parlement à Londres refuse de coopérer à l'enquête, a indiqué mardi la police. Son identité n'a pas encore été établie mais il ne semble pas être connu des services de contre-terrorisme, a précisé le chef de l'antiterrorisme britannique, Neil Basu. Les Londonienns ne sont par ailleurs plus en danger, a-t-il ajouté. Aucune arme n'a été retrouvée dans la voiture. Une femme renversée par la voiture nécessite des soins urgents, mais sa vie n'est pas en danger, d'après Neil Basu.

La police a mené des perquisitions

La police britannique menait mardi des perquisitions liées à l'attaque à la voiture bélier commise par un Britannique de 29 ans devant le Parlement à Londres, qui a fait trois blessés. L'attaque est survenue peu après 07h30 (08h30 HB): des images diffusées par la BBC montrent le véhicule, une Ford Fiesta gris métallisé, en train de quitter sa trajectoire vers un passage piétons, puis de foncer vers deux policiers qui s'écartent in extremis avant qu'il ne percute une barrière de sécurité régulant l'accès au parlement, qui ne siège pas cette semaine.

Le conducteur, un Britannique de 29 ans, seul occupant du véhicule, a été arrêté sur place. Il n'était pas connu des services de police, a précisé Scotland Yard.

L'attaque a fait trois blessés, dont deux ont été brièvement hospitalisés tandis que le troisième avait été traité sur place.

"Nous traitons cela comme un incident terroriste", a déclaré à la presse le chef de l'antiterrorisme, Neil Basu. Le suspect est détenu pour "soupçon d'actes terroristes", et "ne coopère pas".

La police antiterroriste, chargée de l'enquête, procédait en fin d'après-midi à trois perquisitions, deux à Birmingham, et une à Nottingham (centre de l'Angleterre), en lien avec les services de police locaux. Elle a établi que le véhicule était arrivé de Birmingham à Londres lundi soir.

L'attaque a mobilisé une dizaine de voitures de police et au moins trois ambulances, ainsi que des artificiers et des chiens policiers. La station de métro la plus proche a rouvert en début d'après-midi et la police a levé son cordon, après avoir bouclé la zone toute la matinée.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des policiers lourdement armés entourant le véhicule accidenté, au moment de l'arrestation du conducteur. Sur d'autres, on voit la police retenant l'homme, menotté, qui porte un jean et une veste noire.

La Première ministre Theresa May, en vacances en Suisse, a souhaité un "prompt rétablissement" aux blessés, et remercié les services d'urgence pour leur "formidable courage". "La menace terroriste au Royaume-Uni reste grave", a-t-elle souligné, appelant le public à "demeurer vigilant".

Une réunion interministérielle de crise a eu lieu dans l'après-midi.

Le président américain Donald Trump, qui avait critiqué la réponse des autorités britanniques aux précédents attentats, a vivement réagi sur Twitter. "Une nouvelle attaque terroriste à Londres... Ces animaux sont fous et il faut les traiter avec intransigeance et dureté ! ", a-t-il lancé.

Le Royaume-Uni a été frappé en 2017 par une vague d'attentats, dont quatre revendiqués par le groupe Etat islamique, qui ont fait au total 36 morts et 200 blessés.

Le premier d'entre eux, le 22 mars, avait précisément été commis avec une voiture-bélier sur le Westminster Bridge, qui mène au Parlement.

L'auteur de cette attaque, qui avait fait cinq morts, avait d'abord fauché des passants en montant sur le trottoir du pont avant de terminer sa course contre les grilles du Parlement.

Khalid Masood était ensuite descendu et avait pénétré dans l'enceinte du bâtiment où il avait poignardé à mort un policier avant d'être abattu.

Depuis, des barrières de sécurité en béton et en acier ont été installées tout autour des grilles du Parlement et sur les trottoirs menant au pont, ainsi que dans plusieurs autres endroits de la métropole.

Trump réclame "intransigeance" et "dureté" contre "ces animaux fous"

Le président américain Donald Trump a vivement réagi mardi à l'attaque à la voiture-bélier contre des passants devant le Parlement à Londres, en réclamant que l'on traite "ces animaux" avec "intransigeance et dureté". "Une nouvelle attaque terroriste à Londres... Ces animaux sont fous et il faut les traiter avec intransigeance et dureté!", a lancé M. Trump sur Twitter.