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Quand l'actuelle compagne du Président tacle celle qui l'a précédée...

BRUXELLES Ségolène Royal est en mauvaise posture dans la région de Poitou-Charente, où elle devance de peu Olivier Falorni, candidat dissident du Parti Socialiste.

Visiblement secouée et consciente du danger, l'ancienne candidate à la présidentielle qui n'a obtenu aucun maroquin dans le gouvernement Ayrault et qui vise désormais la présidence de l'Assemblée nationale, a demandé à "tout le monde de se rassembler" derrière elle. Ce qu'a fait ni une ni deux Martine Aubry, demandant au candidat du cru de retirer sa candidature afin de laisser la voie libre à Ségolène Royale, parachutée dans la région. Si cette dernière a reçu le soutien des pontes de son parti, l'UMP s'est positionné en faveur du dissident. Ce soutien contre le PS était attendu. Le comble vient d'ailleurs.

L'ex-femme de François Hollande a été taclée par... la nouvelle compagne du Président de la République. Valérie Trierweiler a ainsi ouvertement encouragé Olivier Falorni, via son compte Twitter.



Mme Trierweiler, injoignable dans un premier temps, a confirmé ses propos auprès de l'AFP. Assiste-t-on ici à la première erreur de la première dame de France ? Nul doute que son positionnement mettra son compagnon de Président dans une situation quelque peu inconfortable.

Ségolène Royal ne souhaite pas commenter le tweet... de sa rivale

Mme Trierweiler, injoignable dans un premier temps, a confirmé ses propos auprès de l'AFP. Assiste-t-on ici à la première erreur de la première dame de France ? Nul doute que son positionnement mettra son compagnon de Président dans une situation quelque peu inconfortable.

Ségolène Royal a déclaré n'avoir «pas de commentaire» à faire sur les encouragements de Valérie Trierweiler à son opposant dans la bataille législatives à La Rochelle, Olivier Falorni, tandis que Martine Aubry, venue soutenir l'ex candidate à l'Élysée, les a minimisés.

«Je n'ai pas de commentaire, je m'occupe des Rochelais, des électeurs de cette circonscription», a répondu Mme Royal à la presse après un déjeuner avec la première secrétaire du PS sur le port charentais. «La seule chose qui nous importe, c'est le soutien de François Hollande à Ségolène Royal, il est clair, il est net», a déclaré de son côté Mme Aubry.

M. Falorni, arrivé deuxième derrière Ségolène Royal (28,91% contre 32,03%) mais qui a obstinément refusé de renoncer à sa candidature, s'est aussitôt "réjoui" de ce "beau message d'amitié, de soutien personnel". "Ca fait évidemment plaisir dans un contexte où je subis beaucoup de coups", a-t-il déclaré.

© La Dernière Heure 2012