New-Tech L’avenir du transport urbain se joue dans les airs, selon Airbus et Ehang.

Les drones feront un jour partie de notre quotidien. S’ils sont déjà utilisés pour la livraison en Islande et en Chine, certains constructeurs espèrent pouvoir transporter des passagers.

Quarante personnes, dont des membres du gouvernement chinois, ont pu prendre part aux vols d’essai du drone-taxi de la firme Ehang. L’engin, capable de transporter une personne à une altitude de 500 m pendant 25 min à 130 km/h a réalisé ses premiers vols habités au-dessus de la ville de Guangzhou dans le Sud de la Chine. Ehang prend ainsi une longueur d’avance face à ses concurrents en réalisant les premiers vols habités.

L’aéronef, totalement autonome, ne nécessite aucune connaissance en pilotage. Il suffit de commander le vol via une application, comme pour Uber. Une fois installé à bord, un écran tactile permet de choisir sa destination et l’engin s’envole ensuite vers le lieu désigné. Au sol, il est suivi par un centre de contrôle qui assure sa surveillance via une connexion en 4G. La firme chinoise assure qu’en cas de pépin matériel ou de déconnexion d’un composant, l’appareil se posera immédiatement dans la zone la plus proche. La firme a également effectué des tests sans passagers face à des conditions météorologiques difficiles telles que du brouillard ou par vent fort pour mettre son drone-taxi à l’épreuve.

La démonstration d’Ehang intervient peu de temps après le baptême de l’air du projet concurrent d’Airbus. Surnommé projet Vahana, l’engin de la firme européenne a volé pendant 53 secondes à environ 5 m d’altitude. Néanmoins, Airbus travaille parallèlement sur un autre projet, dénommé CityAirbus et pouvant transporter jusqu’à quatre passagers. Le premier test est attendu pour la fin de l’année 2018.

La course à l’innovation est donc bien lancée et ne fait plus partie du domaine de la science-fiction. D’autres entreprises sont également sur le coup, tel que Boeing, Google ou encore Uber. Ils y voient le futur des transports urbains, permettant d’éviter la circulation.

L’idée de ces appareils, bien que séduisante, pose question, notamment au niveau de la sécurité aérienne. Il reste encore à savoir dans quelle mesure ces drones seront autorisés à occuper le ciel.