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Telenet et Proximus vont donner un rôle plus central au consentement des utilisateurs dans leur politique de protection de la vie privée, a annoncé mercredi le cabinet du secrétaire d'Etat compétent en la matière Philippe De Backer (Open Vld).

Les opérateurs télécoms ont été sous le feu des critiques l'an dernier car des clients qui ne voulaient pas partager un certain nombre de données devaient se manifester de façon explicite. M. De Backer avait alors demandé une enquête à la Commission de protection de la vie privée, qui a à présent abouti à un accord avec les deux entreprises. Les opérateurs télécoms avaient adapté l'an dernier leur politique de protection de la vie privée car ils souhaitaient expérimenter des publicités télévisées personnalisées. Les clients qui ne voulaient pas partager des données complémentaires sur leur comportement à leurs opérateurs devaient eux-mêmes entreprendre des démarches dans ce sens. Ce principe d''opt-out' n'a pas plu à Philippe De Backer, qui a demandé à la Commission de protection de la vie privée (CPVP) de mener une enquête.

Cet organisme est maintenant arrivé à un accord avec Telenet et Proximus. Les nouveaux clients devront donner leur consentement explicite s'ils souhaitent partager certaines données avec leur opérateur. Les clients existants recevront, quant à eux, davantage d'informations sur les démarches qu'ils doivent entreprendre afin d'adapter les paramètres de confidentialité.

Le secrétaire d'Etat à la Protection de la vie privée se montre satisfait par cet accord. "Pour nous, il est surtout important que le consentement du client soit désormais central", confie-t-on au sein de son cabinet. "Des messages publicitaires ciblés doivent être possibles mais les clients doivent alors bien savoir que leurs données sont utilisées et stockées."