New-Tech A la recherche d'une garantie bancaire de 4 millions d'euros

FRANCFORT Les dirigeants du site britannique d’achat groupé en ligne LetsBuyIt.com tentaient jeudi de monter un plan de sauvetage de dernière minute pour éviter la liquidation de l’entreprise, rapportent plusieurs journaux. Les administrateurs judiciaires de cette société britannique cotée sur le nouveau marché de Francfort, considérée il y a encore six mois comme une valeur sûre de l’internet en Europe, avaient annoncé la veille le dépôt d’une demande de mise en liquidation.
Cette demande, déposée devant le tribunal de commerce d’Amsterdam dans la mesure où LetsBuyIt.com est détenu par une holding de droit néerlandais, sera examinée vendredi. Mais le patron du premier site européen d’achats groupés sur Internet, John Palmer, a indiqué au quotidien Wall Street Journal Europe (WSJE) de jeudi que les administrateurs avaient accepté de retirer leur demande au cas où LetsBuyIt.com parviendrait à obtenir d’ici là une garantie bancaire de 4 M EUR.
«Nous avons obtenu 50% de cette garantie», a assuré M. Palmer. Une telle garantie pourrait donner un nouveau répit de deux semaines à la société qui a accumulé les pertes depuis sa création, selon le WSJE.
Dans une interview distincte au Financial Times, M. Palmer s’est toutefois montré plus prudent sur ses chances de succès. «On nous a dit vendredi dernier qu’il nous fallait réunir 4 M EUR avant le mardi suivant. Mais, qui que vous soyez, 4 M EUR en deux jours cela fait beaucoup d’argent», a-t-il dit.
A plus long terme, il a assuré que sa société n’aurait besoin que d’une injection de 40 M EUR pour repartir du bon pied et réaliser des bénéfices.
Un site concurrent norvégien CoShopper.com a fait part la semaine dernière de son «intérêt» pour LetsBuyIt.com et selon la presse allemande, le site français Dealpartners.com l’a également approché.
LetsBuyIt.com, qui emploie quelque 320 personnes, a à ce pour utilisé 103 des 180 M EUR que la société avait réunis au départ grâce à son entrée en bourse en juillet et à l’apport de divers investisseurs, croit savoir le Financial Times.
Les créanciers et investisseurs qui avaient misé sur le développement du pionnier européen de l’achat groupé en ligne redoutent désormais d’en être pour leurs frais si la liquidation est finalement prononcée.