New-Tech Si la reconnaissance faciale est déjà implantée dans plusieurs smartphones du marché, aucun produit ne va aussi loin en la matière que l’iPhone X. Explications de ce futur standard de déverrouillage de nos mobiles.

Mariés au premier regard ! Tel est le contrat, tacite, qui liera les futurs utilisateurs du nouvel iPhone 10 au terminal qui marquera les 10 ans de l’iPhone, attendu pour le 3 novembre aux prix canons que l’on sait, déjà largement commentés (1.159 € pour la version 64 Go, 1.329 € pour la mouture embarquant 256 Go). Le terminal inclut en effet, pour la première fois sur un iPhone, la technologie FaceID, qui permettra de déverrouiller mais aussi valider une transaction payante.

Pas comparable à ce que propose la concurrence

N’allez pas croire qu’Apple a sorti FaceID de son chapeau parce qu’elle était contrainte de faire disparaître le Home Button sur la face avant de son téléphone, histoire de laisser toute la place au nouvel écran OLED intégral de 5,8 pouces. Non, la firme de Cupertino aurait très bien pu maintenir son capteur d’empreintes digitales au dos de l’appareil si elle l’avait voulu. Si FaceID débarque aujourd’hui, c’est parce que la Pomme, comme une bonne partie de l’industrie, estime que le scanner facial est tout simplement la future clé pour ouvrir la serrure de nos smartphones demain. Et qu’elle est, jusqu’ici, la seule entreprise à s’être réellement donné les moyens de ses ambitions.

Mais, concrètement, comme FaceID fonctionne ?

Premier point à savoir : pas comme sa concurrence, largement plus bancale en la matière. Les smartphones qui proposent la reconnaissance faciale ou un scanner d’iris actuellement sur le marché (Galaxy S8, HP Elite X3,...) se contentent généralement de comparer la photo de leur propriétaire au faciès que la caméra frontale filme pour se déverrouiller. En termes de fiabilité, et de sécurité, on est loin d’une proposition optimum…

Si Apple est coupable de suivisme sur bien des points, ici, elle innove complètement : la reconnaissance faciale de l’iPhone X ne se fait pas par comparaison avec une photo témoin, mais par la modélisation complète d’un visage en 3D. Une prouesse rendue possible par l’introduction de trois capteurs sur la face avant de l’appareil : un projecteur envoyant 30.000 points invisibles sur le visage de son utilisateur, une caméra infrarouge parcourant ce réseau de points et un illuminateur lui permettant de le faire même dans le noir. À chaque activation de Face ID, qui fonctionne sans faille pour les porteurs de lunettes ou de couvre-chefs, l’iPhone X projette des points sur le visage de son utilisateur lui permettant d’entamer une modélisation 3D avec ses capteurs infrarouges. Une puce, appelée Neural Engine, analyse en quelques millisecondes le visage de l’utilisateur et la compare à la modélisation de départ. Si match il y a, l’iPhone se déverrouille.

Par ailleurs, cette nouvelle ingénierie ouvre également la porte à de nouvelles fonctionnalités plus gadgets, comme Animoji, ces émoticones qui s’animent en 3D selon l’expression de votre propre visage.

Appel promet un taux d’erreur d’un cas sur un million, contre 1 sur 50.000 avec le lecteur d’empreintes digitales Touch ID qu’on effleure sur iPhone depuis 2013.

L’iPhone X n’est pas particulièrement innovant sur bien des points, où il se contente de suivre le marché, avec l’indubitable valeur ajoutée Apple. Pas pour FaceID, qui est sans doute la plus cruciale des nouveautés que porte l’iPhone 10.