New-Tech Le ministre Rik Daems entend développer la société de l'information

BRUXELLES Permettre à un maximum de Belges d'accéder de plain pied à la révolution Internet. Tel est le souhait du ministre des Télécommunications Rik Daems (VLD). D'une manière générale, celui-ci entend développer la société de l'information en Belgique. Un projet que le ministre estime à " quelques dizaines de milliards" dans un entretien paru lundi dans les quotidiens Le Soir et De Standaard.

Premier élément du projet: l'élargissement de l'accès au World Wide Web, explique Elke Jeurissen, porte-parole du ministre. "Non seulement chaque citoyen doit pouvoir apprendre comment utiliser Internet, mais d'un point de vue technique, l'accès au Net doit se démocratiser", précise-t-elle.
Le développement de l'infrastructure liée au développement d'Internet sous-tend un autre pilier de ce projet, "la libéralisation des réseaux de câblages, en ce compris les derniers kilomètres de câbles qui mènent aux clients afin que les sociétés exploitantes puissent utiliser l'entièreté de leur réseau".
"Cette libéralisation permettrait de mettre l'accent sur le contenu et donc d'augmenter la qualité tout en diminuant les prix", explique Elke Jeurissen.
Un troisième élément important concerne le développement du e-government, essentiellement au niveau communal, selon Elke Jeurissen. "La commune est l'institution qui est la plus proche des citoyens et qui lui rend de manière directe toute une série de services", ajoute encore la porte-parole.
"Notre pays a l'infrastructure nécessaire au développement d'Internet et nos entreprises occupent une place de choix à l'échelon international", résume la porte-parole du ministre. "La Belgique est le terrain idéal pour développer une véritable société de l'information".

Quel financement?

Le financement d'un tel projet reste toutefois délicat. "A la fin de l'année, l'attribution des licences UMTS devrait rapporter entre 40 et 60 milliards de francs", explique Elke Jeurissen. "Le ministre Daems souhaite que cette somme serve à apurer la dette publique. La diminution du service de la dette permettrait de dégager des marges à affecter à la réalisation de ce plan", explique-t-elle.
Quant à savoir combien exactement tout cela coûterait, le ministre évoque quelques milliards.