New-Tech Une arme redoutable qui risque de faire mal dans le secteur Horeca.

Voilà un outil qui risque de faire trembler le milieu de la restauration. Planchant sur les multiples possibilités qu’ouvrent le développement et le perfectionnement de l’intelligence artificielle, Google est désormais capable de retrouver l’origine d’une intoxication alimentaire. Si l’on a parfois du mal à se remémorer ce qu’on a mangé, quand et où, c’est un jeu d’enfant pour Google à partir de l’historique de vos recherches sur Google et de vos données de localisation. La technologie en question, baptisée Finder (pour Foodborn Illness Detector in Real time), fonctionne sur le principe du "machine learning".

En clair, en fonction des lieux que vous fréquentez et de vos recherches, les données seront croisées avec la réputation d’un établissement et les éventuels commentaires et plaintes d’autres internautes. Si, en commentaire d’une visite dans le restaurant suspecté, certains internautes ont laissé des avis peu élogieux et utilisé des termes tels que "diarrhée", "nausée" ou "intoxication", Google pourra matcher les interventions et recherches pour identifier le restaurant ayant provoqué l’intoxication alimentaire.

Google se défend de vouloir faire du bashing, mais affirme tout simplement qu’il proposer un outil permettant de mieux faire respecter les règles d’hygiène. D’ailleurs, Finder peut aussi dénoncer l’établissement fautif aux services sanitaires. Le revers de la médaille, c’est bien entendu la tentation pour certains concurrents de discréditer un restaurant. L’intelligence artificielle a ses limites puisqu’elle se contente d’analyser des données, sans réel discernement. Inonder Internet de commentaires négatifs et laisser croire à Google que les gens qui fréquentent tel restaurant sont nombreux à être malades peut induire Finder en erreur et nuire à certains restaurants.

Google se veut cependant rassurant. Finder est déjà en test à Las Vegas et à Chicago et, sur la centaine de signalements aux autorités sanitaires, cinquante-deux établissements contrôlés étaient en défaut par rapport aux normes d’hygiène.