New-Tech De quoi de dédramatiser la psychose vache folle

ANGOULEME En pleine psychose de la vache folle, un webmaster en herbe a eu la bonne idée de dédramatiser la situation en lançant un site Web sur le sujet. Dès la page d'accueil, le ton est donné, on se croirait dans une boucherie virtuelle. Végétarien, s'abstenir. L’idée de créer ce site lui est venue la semaine dernière en entendant le ministre de l’Agriculture Jean Glavany déclarer qu’il continuait, tout comme ses enfants, à manger du boeuf.
Je me suis dis que d’autres personnes aimeraient pouvoir en dire autant mais sans avoir les outils pour le faire, explique Adrien Farrell, jeune directeur technique d’une société multimédia. Mais ce site n’a pas pour objectif d’inciter les gens à manger du boeuf, précise-t-il aussitôt.
Les mangeurs de boeuf peuvent ainsi trouver des liens vers des sites d’information sur la vache folle, la nouvelle variante de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob, un glossaire ou l’histoire de l’ESB. Le créateur entend développer, dans les jours à venir, le nombre de sites d’informations proposés.
Outre le volet information, www.jemangeduboeuf.com propose la signature d’une pétition. Conscient des problèmes liés à la crise de la vache folle, je continue à consommer du boeuf et affiche ma solidarité auprès de la filière bovine, tels sont les termes de la pétition proposée. Plus d’une soixantaine de personnes l’avaient déjà signé mercredi après-midi.
Un portail plus ludique offre des liens vers des sites de recettes de cuisine allant du boeuf bourguignon au boeuf braisé jardinière.
Le succès de www.jemangeduboeuf.com a été presque immédiat. Nous avons eu près de 500 visites depuis dimanche dernier, se félicite M. Farrell. Les échos sont en général très positifs, les gens sont solidaires de notre action. Mais je ne veux pas que le site comporte un forum, car je ne veux pas que l’on prenne parti, souligne ce Charentais d’origine écossaise.
Déjà, M. Farrell n’est plus seul à gérer le site. Je l’ai conçu moi même mais, rapidement, un ami, Christophe Ribot, est venu m’aider. Désormais c’est ensemble que nous répondons au courrier, explique-t-il.
Le créateur du site espère qu’il trouvera également une audience à l’étranger, notamment dans les pays frontaliers francophones comme la Suisse, le Luxembourg ou la Belgique, qui connaissent le même problème.