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D'ici quelques années, la maison intelligente disposera d'un ensemble d'appareils interconnectés via l'Internet des objets. Tous seront contrôlables à distance depuis son smartphone ou sa télévision grâce aux assistants personnels virtuels dotés d'intelligence artificielle. Les foyers de demain apprendront ainsi à vivre avec les gens et à s'adapter à eux, au contraire de ce qui se passe aujourd'hui, prédisent les géants de l'électronique présents à Las Vegas pour le salon de l'électronique Consumer Electronics Show (CES), qui s'est terminé vendredi soir.

La marque sud-coréenne LG a ainsi développé une plateforme d'intelligence artificielle baptisée ThinQ, qui, selon elle, révolutionnera la manière dont on utilise des appareils du quotidien comme une télévision ou un frigo. Tous ces appareils seront interconnectés et apprendront des usages de leurs propriétaires: le four s'adaptera à la recette choisie sur le frigo, de même que le lave-vaisselle, qui saura comment nettoyer au mieux les plats, assiettes et couverts utilisés. Ils pourront en outre intégrer les assistants virtuels comme Assistant de Google ou Alexa d'Amazon. 

"Les télévisions, les frigos et bien d'autres nous comprendront", prédit H. S. Kim, le président de Samsung. Le géant sud-coréen, qui a dépensé quelque 14 milliards de dollars en recherche et développement en 2017, a d'ailleurs annoncé au CES l'arrivée au printemps prochain de l'application SmartThings App, depuis laquelle il sera possible d'interconnecter et de contrôler tous les appareils de la marque. D'ici 2020, l'ensemble des produits Samsung seront prêts pour l'Internet des objets (c'est déjà le cas pour 75% des nouveaux produits de la gamme) et seront donc intelligents et contrôlables à distance via l'assistant virtuel Bixby, assure-t-il. 

Une fois que les différents assistants virtuels équipant les appareils du quotidien comprendront le français ou le néerlandais, il sera donc possible pour tout un chacun en Belgique de jeter un coup d'oeil sur le contenu du frigo depuis sa télévision en leur faisant une telle demande via la voix. Afficher sur son écran de télévision l'image de la caméra située à la porte d'entrée de la maison, commander une pizza ou un taxi depuis son canapé, y projeter des vidéos en direct à distance, tout cela pourra faire partie du quotidien. 

Les frigos de demain reconnaitront les voix des membres de la famille et s'y adapteront, seront capables de mettre en route une machine à laver, de baisser ou d'augmenter la température dans une pièce de l'habitation ou d'y éteindre la lumière après qu'un tel ordre leur ait été donné, disposeront d'écrans où l'on peut afficher des recettes, parfois même adaptées au pays ou au contenu du réfrigérateur, ou projeter la suite du film ou de la série que l'on regardait dans son salon. Il sera même possible de préparer sa liste de courses à partir de son frigo ou de demander à l'assistant virtuel de faire les courses en ligne et de se les faire livrer à domicile. Les salles de bains seront, elles aussi, bientôt contrôlables par la voix. Il sera possible d'allumer la lumière, d'ouvrir un robinet et contrôler le volume d'eau ainsi que sa température à distance. Encore faut-il que tous les appareils de la maison fonctionnent dans un même écosystème. De Samsung à LG, en passant par Huawei ou Sony, les géants de l'électronique ont bien compris qu'il n'est pas possible de demander au consommateur de ne s'équiper de dispositifs que d'une seule marque. Nombre d'entre eux ont dès lors lancé une plateforme ouverte pour la connectivité, développé une application centralisant tous les appareils ou noué des partenariats avec Google, Amazon ou Apple afin que les assistants virtuels puissent gérer et interconnecter ceux-ci. Du côté de Sony Belgique, on se réjouit par exemple que les télévisions ou enceintes les plus récentes soient compatibles avec Google. Occupons nous du hardware et laissons la partie logicielle à ceux qui sont les plus compétents dans le domaine de la connectivité, y dit-on en substance.