New-Tech Pocophone, la nouvelle marque de Xiaomi, accouche d’un monstre de puissance à prix très compressé. Et ce n’est pas la seule marque à agir dans ce créneau du flagships killer

Il n’y a pas que dans le haut de gamme, là où les tarifs flirtent voire dépassent les cimes de la barre des 1.000 euros, que la guerre des smartphones fait rage. Le très prolifique secteur du "do more, pay less" ("faites en plus, payez moins") est extrêmement dynamique aussi : les propositions fusent, notamment, de la part du tiercé chinois OnePlus, Honor ou Xiaomi. Tous les modèles phares de ces marques, pas forcément connues du tout grand public, sont des smartphones flagship-killer, c’est-à-dire qu’ils regardent droit dans les yeux les propositions les plus huppées des catalogues du Top 3 Samsung (Galaxy S9, S9 +, Note 9)/Huawei (P20 Pro, P20, Mate 10 Pro)/Apple (iPhone 8 et surtout iPhone X). Mais à un tarif bien moins vertigineux, notamment parce qu’une marque comme OnePlus, par exemple, ne commercialise qu’en ligne, en faisant très peu de publicité - et voit donc ses budgets marketing et distribution comprimés, ce qui lui permet de vendre ses produits moins chers.

Dans ce secteur, donc, il y a du neuf : la marque Pocophone. Elle est à Xiaomi ce que Honor est à Huawei (et Scarlet à Proximus) : une sous-marque, destinée à aller chercher un autre public, désireux de détenir un smartphone à la pointe, mais sans y mettre le prix d’un loyer. OnePlus, et en particulier le OnePlus 6, est clairement verrouillé dans le viseur de Poco…

Rapport qualité prix démentiel

Techniquement, il lui tient aisément le regard : avec son écran à encoche (comme sur l’iPhone X, qui a lancé ce nouveau standard) de 6,18 pouces (résolution de 2.246 x 1.080 pixels, LCD et pas OLED, toutefois), son processeur le plus puissant du moment (Snapdragon 845 signé Qualcomm) et sa batterie de 4.000 mAh (qui lui permet de promettre une autonomie - à vérifier - de 2 jours), il aligne trois atouts majeurs. En revanche, quelques concessions sont à faire : oubliez le dos d’écran en verre (le Pocophone drape son arrière-train de polycarbonate, bien moins onéreux) et le double bloc photo du feu de dieu (même si le Pocophone F1 embarque bien deux capteurs dorsaux, de 5 et 16 Mégapixels).

En revanche, sur le plan du tarif, c’est la claque : le Pocophone F1 est bien moins cher que son rival à capacité égale (64 Go) : il se monnaye à partir de 359 euros (et encore, à tarif nu, sans offre de remise ou de lancement), contre 519 euros pour le OnePlus 6.

Revers de la médaille : les premiers utilisateurs ont fait part de plusieurs problèmes inquiétants, comme l’impossibilité d’accéder à la HD avec le F1 sur Netflix (à cause des DRM), ou encore des problèmes de gestion des notifications en haut de l’écran, au niveau de l’encoche. Une mise à jour devrait sous, peu, promet la jeune marque, guérir ces premières maladies…