New-Tech Surfant sur la même vague que le retour des appareils photo instantanés, l’imprimante de poche, sur batterie, réalise une percée remarquée. Conseils pour bien choisir.

À l’heure du tout digital, la microbulle de résistance ne fait que grossir : il y a un incontestable retour vers la photo papier, physique, qu’on peut toucher et afficher. Le retour en force des appareils photo instantanés (type Polaroïd) l’atteste, avec, comme nous vous en parlions dans nos éditions de mercredi dernier, plus de 7,5 millions d’appareils Instax vendus par Fujifilm, solide leader de ce marché (qui compte peu d’acteurs), en 2017. Fun, rétro, facile d’usage, les appareils à impression immédiate ont toutefois quelques limites. À commencer par une qualité d’impression qui reste très relative, surtout à l’époque des smartphones aux capacités photo qui se rapprochent comme jamais d’une qualité pro (sans jamais l’atteindre). Sans parler d’un coût, par tirage, assez élevé…

deux carences que les imprimantes "pocket", sur batterie donc nomades, destinées à tirer des clichés issus directement de votre smartphone, corrigent. Primo, leurs clichés sont de bien meilleure facture. Deuzio, le coût par impression est également généralement réduit (0,90 € à 2 € par photo sur un instantané, à partir de 0,40 € avec une imprimante dédiée). Parce que, oui, il n’y a pas que les appareils instantanés qui profitent de la tendance !

Qu’elles s’appellent HP Sprocket (110 €) ou HP Sprocket Plus (la toute dernière mouture, vendue +/- 150 €, et qui permet de tirer des clichés plus grands - et autocollants), Photobee (+/- 139 €), Canon Selphy (+/- 120 € + 40 € pour la batterie, proposée en option, pour la rendre nomade), Fujifilm Instax Share SP-3 (+/- 170 €) ou Kodak Printer Mini 2 (99 €); elles reposent toutes sur le même fondement : le nomadisme, et l’impression sans cartouche, en Bluetooth, NFC ou Wi -Fi, bien souvent via une application mobile dédiée.

Pas la même techno, pas les mêmes prix !

Au-delà, des différences persistent, notamment en matière de technologie d’impression. Trois grandes pratiques coexistent : la sublimation thermique, qui offre une très bonne qualité d’impression pour un coût modéré, le film argentique, plus cher, mais qui vise à reproduire les clichés vintage de nos bons vieux Pola d’antan, et le papier de ZINK (contraction de Zero Ink), moins cher et avec un rendu particulier produit par l’utilisation de cristaux (cyan, magenta et jaune) chauffés pour obtenir la couleur voulue. Chaque technologie a ses qualités et ses défauts, et votre choix devra être motivé par un savant mix entre effet voulu et budget.

C’est ici que la question du coût du tirage se pose. Prenons l’exemple de la mini-imprimante de Fuji, l’Instax Share SP3. Un super-produit, accompagné par une app très bien pensée qui permet pas mal de personnalisation. Mais, en sus d’être l’imprimante du genre la plus chère du marché, c’est aussi celle qui propose les consommables les plus élevés : elle fonctionne sur base de films argentiques, avec un coût de revient par cliché qui tourne autour d’un euro par photo. Les Kodak Printer Mini et CIAAT Photobee, utilisent, elles, la sublimation thermique (dont le rendu a fait ses preuves) pour un coût par impression entre 0,50 et 0,60 €.

Les Sprocket d’HP, elles, fonctionnent sur base de la technologie Zink, qui ne manque pas de cachet, mais n’est clairement pas la plus qualitative. En revanche, elle dispose d’un coût d’impression très appréciable, qui tourne autour des 0,40 €.

Bref : il y en a pour tous les goûts, et tous les budgets !

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