New-Tech Selon les estimations d’un cabinet d’études, 900.000 Belges y sont abonnés.

Depuis la tempétueuse arrivée de Netflix en Belgique, le 19 septembre 2014, il est toujours aussi difficile d’estimer la popularité du service sur nos terres. Tout au plus sait-on que Netflix occupe, à certains moments de la journée, jusqu’à 20% de la bande passante de Proximus (l’opérateur a pour rappel intégré Netflix à son décodeur).

Énorme, mais le chiffre est à tempérer tant on sait que Netflix réquisitionne une énorme bande-passante pour faire véhiculer ses flux vidéo, SD, HD et même Ultra HD... Du côté de la firme américaine, on se tait dans toutes les langues, dès lors qu’il s’agit de ventiler ses plus de 90 millions d’abonnés dans les territoires où elle sévit. Tout au plus sait-on, officiellement, que plus de la moitié des fidèles de Netflix vivent aux États-Unis (50 millions d’abonnés).

Un cabinet de consultance, FutureSource Consulting, estime toutefois avoir percé le mystère. Travaillant sur des projections et estimations, le cabinet d’études est parvenu à la conclusion que, hors-USA, ce sont le Royaume-Uni, le Canada et le Brésil qui comptent le plus de fidèles avec respectivement 5,9, 5,5 et 5,3 millions d’adeptes. La France n’y est pas spécialement accro, avec 1,4 million d’abonnés. L’Allemagne non plus (1,5 million).

C’est nettement moins que chez nos voisins bataves : les Pays-Bas sont les Européens les plus abonnés à Netflix, avec 1,8 million de souscriptions estimées sur une population de 17 millions d’habitants !

La Belgique ? Vice-championne d’Europe, avec 900.000 abonnements estimés dans notre Royaume. Précisons toutefois que ces estimations sont terriblement volatiles : l’abo Netflix peut être stoppé sans engagement, et le phénomène de In & Out (des télespectateurs qui se désabonnent puis se réabonnent, par exemple suite à la sortie d’une série) est très présent sur la plate-forme...

Netflix a gagné 4,95 millions d’abonnés dans le monde en plus au premier trimestre de 2017. Un peu juste pour les actionnaires. Reed Hastings escompte, cette année encore, s’envoler au-delà des 100 millions de souscriptions.