New-Tech C’est reparti pour un (Star) Tour(s) ! L’attraction phare, dédiée à Star Wars, s’est totalement réinventée. Un travail de longue haleine, dont deux de ses concepteurs nous content la naissance.

Alors que le premier véritable Star Wars Land sera inauguré en 2019 dans la plus vaste maison de Mickey (Disney World, en Floride) ; Disneyland Paris vient lui aussi, toujours dans la lignée de son 25e anniversaire, d’inaugurer son propre mini Star Wars Land. Dont le fer de lance est bien entendu, en attendant la refonte du Space Mountain en HyperSpace Mountain, l’ouverture de Star Tours 2 : L’Aventure continue. "En quelque sorte, on peut dire que, oui, nous avons développé un mini land Star Wars dans DiscoveryLand, confirme Laurent Cayuela, imagineer (contraction d’imagination et d’i ngénieur) et conteur d’histoires de Disneyland Paris, qui a, entre autres, écrit tous les dialogues de Star Tours. "L’espace a été repensé, un gigantesque X-Wing trône désormais sur ce qui était l’ancienne boutique circulaire Space Traders, aujourd’hui métamorphosé en espace de rencontre avec des personnages de la saga. Dans ce qui s’apparente désormais à un labyrinthe, il sera possible de rencontrer, en tête à tête, des personnages mythiques comme Dark Vador !" Pour autant, assure aussi celui qui est l’un des garants du respect de l’héritage Disney, et de la vision d’un certain Walt, "George Lucas n’a pas évincé Jules Verne, qui a toujours été la grande inspiration de DiscoveryLand. Mais cette partie du parc traite des futurs possibles, et Disney a toujours adapté ses univers en fonction de la sortie de ses différentes œuvres. C’est pareil au Parc Studios, avec l’ouverture de Toy Story Playland et de la zone Ratatouille."

Ligne d’horizon revue, arbres blancs pour renvoyer à la graphie des stormtroopers puis, surtout refonte totale d’un Star Tours qui a fait des millions d’heureux depuis 1992, mais qui avait besoin d’un petit upgrade…

D’une destination à… 70 différentes

Antoine Imbault est l’architecte qui a diligenté cette spectaculaire transformation. "Le défi, c’était, quelque part, de tout changer… sans rien changer de trop fondamental. Par exemple, le bâtiment alloué est resté exactement le même. Mais à l’intérieur, tout a été modifié. Dès l’accueil de l’attraction (là où l’on fait la file, une zone plus thématisée que jamais), qui est passée d’une usine d‘assemblage de droïdes à un starport, un aéroport intergalactique qui attend les voyageurs les plus audacieux. Le principe même de l’attraction est également identique, sauf que tout a été amélioré, et que les possibles ont été étendus. Il y a désormais 70 scénarios à vivre, sur de multiples planètes, avec un pilote du StarSpeeder 1.000 des plus emblématiques…" Nous avons testé deux fois l’attraction, qui nous a permis de mettre le cap sur Kashyyk, Tatooine, Naboo, de se faire pourchasser par Vador, Baoba Fett, et de recevoir nos instructions d’un certain Yoda !

La technologie du simulateur a également été revue. Exit la bobine de 70 mm, place à la projection numérique 3 D avec lunettes (les mêmes que dans l’attraction Ratatouille). "Tous les univers des films du canon Star Wars parus à ce jour sont intégrés dans l’attraction, ce qui fait qu’il est presque impossible de vivre deux fois la même attraction", complète Laurent Cayuela. "La première fois que j’ai fait l’attraction, après qu’elle a passé les tests avec des sacs de sable en lieu et place de véritables personnes, j’avais mon carnet de dialogues en main, pour vérifier que tout était bien en place… J’ai eu du mal à suivre tellement cela secouait ! J’ai eu l’occasion de la refaire à plusieurs reprises depuis, et je ne suis pas encore retombé deux fois sur le même scénario. Cette nouvelle variable de destination aléatoire ajoute ce quelque chose qu’il pouvait manquer à Star Tours…"

Un ultime conseil : au sortir de l’attraction - qui débouche désormais sur une boutique, dans une zone où il y avait jadis une grande salle d’arcade - levez bien la tête…