New-Tech Sauvegarder, restaurer, mais aussi crypter : voilà le trio gagnant pour une revente sans couacs. Explications.

On peut s’estimer victimes du marketing ou idiots utiles de l’obsolescence programmée, mais c’est un fait : en moyenne, le Belge change de téléphone mobile tous les deux ans. L’émergence des smartphones a, pour sûr, accéléré ce cycle de renouvellement. Mais lorsqu’on acquiert un nouvel appareil, l’ancien n’est évidemment pas toujours bon pour la casse... Du coup, nombreux sont ceux qui souhaitent tirer quelque chose de leur ancien appareil. Il suffit de constater la popularité des rubriques smartphones des sites de petites annonces en ligne comme 2emain, Kapaza, eBay et consorts. Sans même parler des Cash Convertor et autres Troc International.

Il n’y a évidemment rien de mal à vouloir récupérer quelques billes pour financer une nouvelle acquisition. Sauf que la démarche peut être catastrophique, du point de vue de nos données privées...

Olivier Bogaert, Mr Cyber à la Computer Crime Unit de la police fédérale, s’est fait le relais, hier, d’une intéressante expérience menée par la firme de cybersécurité Avast (qui édite, notamment, des antivirus). "Les experts de l’équipe se sont rendus dans des magasins d’occasion de Barcelone, Londres et Berlin où ils se sont procurés des smartphones tournant sous Android, achetés donc en occasion."

Résultat ? Sur les 20 smartphones achetés, deux présentaient la particularité d’avoir leur compte Gmail toujours actif. "Les anciens propriétaires avaient donc simplement éteint leur téléphone avant de le mettre en vente. Et pour les autres, qui avaient pris soin de réinitialiser le téléphone, via la fonction prévue à cet effet, les chercheurs ont utilisé un logiciel de récupération de données. Et la pêche a été bonne. Dans les smartphones testés, ils ont récupéré quelque 4.000 photos dont 1.500 photos de famille sur lesquelles figuraient des enfants, plus de 750 photos de femmes plus ou moins habillées, plus de 250 selfies montrant l’ancien propriétaire du téléphone, 750 e-mails et SMS, 250 contacts et bien d’autres choses encore."

Moralité ? Si vous vous séparez d’un smartphone, avant de le restaurer à ses valeurs d’usine, il est prudent d’opérer à un cryptage des données du mobile (et de l’éventuelle carte mémoire microSD qui y est insérée).

Commen faire ? Deux choix. Soit vous utilisez l’outil de cryptage intégré à Android (descriptif tout en bas de cette page), pour peu que vous disposiez d’une version assez récente de l’OS mobile de Google, qui intègre cette fonctionnalité. Soit vous téléchargez une application qui vous permettra de procéder à la même tâche (Boxcryptor, Encryption Manager, iShredder 3,...)

Dans les deux cas, branchez le chargeur de votre smartphone : la démarche est longue et exige pas mal d’énergie.

Une fois vos données cryptées (c’est-à-dire qu’elles ne sont devenues décryptables que par celui qui possède la clé de déchiffrement : vous), vous pourrez restaurer votre mobile aux paramètres d’usine (descriptif ci-dessous). Histoire de le vendre l’esprit tranquille !