New-Tech Semaine difficile et problèmes en cascade pour les disciples de Bill Gates

REDMONDn Pas de chance pour Microsoft. Après une erreur interne de manipulation empêchant les internautes d'accéder aux différents sites Web du groupe, c'est une attaque DOS qui a perturbé leurs services online ce jeudi.

`Le groupe Microsoft a été victime jeudi d'une attaque de pirates informatiques, dite attaque DOS (Denial of service ou refus de service), qui a rendu temporairement inaccessibles certains de ses sites, comme msn.com ou Microsoft. com´, a indiqué l'éditeur de logiciels. Une attaque refus de service se traduit par l'engorgement des serveurs Web à la manière d'un standard téléphonique. L'équipe technique de Microsoft assure que cette panne n'a rien à voir avec celle survenue la veille et qui était due à l'erreur d'un technicien chargé d'effectuer un changement de configuration. Ce n'est que jeudi à 23 h 30 GMT que les sites associés à Microsoft étaient tous de nouveau accessibles, a précisé le groupe.

Plus de 50 millions de personnes dans le monde sont des utilisateurs ou visiteurs uniques des sites Microsoft, selon une étude Media Metrix publiée cet été. Les visiteurs uniques peuvent se rendre plusieurs fois sur un même site durant le mois étudié, mais ils ne sont recensés qu'une seule fois.

Emules de Mafiaboy

Il y a près d'un an, plusieurs grands sites Internet ont été victimes de ce type d'attaque et ont été inaccessibles pendant plusieurs heures. Les portails Yahoo et ZDnet, les sites de commerce Amazon. com ou Buy.com, ou encore les sites d'eBay, de la chaîne d'informations CNN ou les courtiers E-Trade et Datek Online avaient été bloqués au début février 2000. Le FBI avait alors ouvert une enquête débouchant sur l'arrestation notamment d'un jeune pirate informatique canadien, appelé Mafiaboy, qui a plaidé coupable la semaine dernière à l'ouverture de son procès. Devant la gravité de la situation, le président américain Bill Clinton avait tenu un sommet sur la sécurité du réseau et sur les moyens de lutter contre les cyberpirates.