New-Tech Près de 40% des universités américaines interdisent à leurs étudiants et professeurs de consulter le site Napster


NEW YORK
Alors que s'ouvre bientôt le procès de la direction de Napster concernant une éventuelle violation de la propriété intellectuelle, 40% des universités américaines interdisent l'accès au site d’échange de fichiers musicaux Napster à partir des ordinateurs du campus.

Ces chiffres sont le fruit d'une enquête du groupe de conseil américain Gartner présentée mercredi, dans un contexte où Napster pose un certain nombre de questions morales et légales dans les facultés, alors que les étudiants s’apprêtent à reprendre le chemin des campus.

Les universités doivent s’interroger sur leur responsabilité éventuelle alors que Napster est poursuivi devant les tribunaux par l’industrie du disque pour violation des droits d’auteur, poursuit le groupe. «Je ne voudrais pas être un président d’université qui a négligé de mettre à jour la politique de son établissement en matière de téléchargement de musique», relève un analyste de Gartner, Robert Labatt. «Les batailles légales peuvent être coûteuses.»

Gartner a réalisé son enquête auprès de 50 universités, publiques et privées. Napster a été interdit notamment dans les universités de Yale, New York (New York University), Californie du sud et du Texas. En revanche, le site est autorisé à Harvard, au MIT (Massachusetts Institute of Technology) ainsi que dans les universités de Stanford, Berkeley, Cornell, Princeton et Boston.

Napster permet d’échanger gratuitement des fichiers de musique au format MP3 sur internet. Le site se bat pour empêcher sa fermeture provisoire, dossier en référé à l’heure actuelle, avant l’ouverture d’un procès sur le fond pour violation des droits d’auteur.

Napster passera devant la cour le 2 octobre prochain