New-Tech Des chercheurs de l’ULB ont mis au point un système pour mesurer la densité d’une foule et prédire ses mouvements

Imaginez la Grand-Place de Bruxelles noire de monde, un soir de finale de Coupe du Monde où les Diables Rouges affrontent la France. Lors de ce genre d’événement, une personne qualifiée est alors envoyée sur place avec pour seule et unique mission de recenser le nombre de participants, et ce en temps réel.

Dès que la limite d’accueil du lieu est atteinte (6.000 personnes pour la Grand-Place), le surveillant en chef d’un soir en décrète la fermeture pour des raisons de sécurité. Il est d’ailleurs prouvé qu’une fois un certain seuil atteint, les mouvements de foule se produisent, peu importe l’étroitesse du lieu ou les conditions particulières.

Ces mouvements deviennent alors imprévisibles et un incident est vite arrivé, surtout que le système de comptage actuel ne peut pas être fiable à 100 % et repose sur des ressources humaines colossales, qui exigent parfois une concentration maximale durant de longues heures.

D’ailleurs, au-delà d’un certain nombre de personnes au mètre carré, la probabilité qu’un incident se produise avoisinerait les 100 %.

C’est pour cette raison que des chercheurs belges de l’Opera-Wireless Communications Group de l’École polytechnique de Bruxelles à l’ULB ont décidé de perfectionner le système grâce à une technologie basée sur l’intelligence artificielle. Ici, il ne s’agit donc pas d’intervenir après-coup lorsqu’une situation d’urgence se présente comme peut le faire le système BE-Alert, mais de réagir… avant qu’un incident se produise !

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