Un suicide scientifique pour mieux renaître

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Pour Ken Hayworth, l'immortalité n'a pas de prix

HARVARD Ken Hayworth aime la vie et est bien décidé à la vivre le plus longtemps possible. Mais pour ce scientifique émérite de l'Université d'Harvard, expirer son dernier souffle avec plus de cent bougies au compteur n'a guère d'intérêt.

Non, ce dont il rêve plus que tout, c'est de toucher à l'immortalité.

Son défi ? Se suicider afin de mieux ressusciter et ainsi renaître dans un robot.

C'est ce qu'il raconte dans les colonnes du site britannique The Chronicle.

Mais pour réussir son pari, notre savant fou du Labo 4 doit passer l'arme à gauche.

Une fois son affaire réglée, il faudra vider l'eau et la moelle épinière de son cerveau et les remplacer par une résine en plastique pur. Une sorte de plastination si chère au Docteur Von Hagens.

"Si votre corps cesse de fonctionner, il commence à se détruire, il faut donc stopper les enzymes qui détruisent le tissu" explique-t-il.

Chaque neurone et chaque synapse de son système nerveux central seront donc protégés jusqu'à l'échelle du nanomètre.

Son cerveau physique sera ensuite détruit. Seul son connectome (qui est un plan complet des connexions neuronales et qui contiendrait la conscience selon certains scientifiques) sera conservé.

Il "suffira" ensuite "de recréer le cerveau sur ordinateur par simulation, et le raccorder à un corps de robot".

Selon Ken Hayworth, et endéans les cent prochaines années, les scientifiques seront à même de reconstruire sur ordinateur une simulation de l'esprit et ainsi le générer par ordinateur. Ordinateur qui pourra être ensuite connecté à un corps de robot.

Reviens Michel Chevalet !

© La Dernière Heure 2012

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