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La cyberattaque sans précédent qui a frappé plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays depuis vendredi devrait servir de "signal d'alarme" à l'intention des gouvernements, selon Brad Smith, le directeur juridique de Microsoft. 

Entre-temps, la crainte d'un "cyberchaos" reste vive, à l'occasion de l'utilisation de millions d'ordinateurs rallumés lundi par les travailleurs de par le monde. Microsoft a averti les gouvernements dimanche contre la tentation de cacher des failles informatiques qu'ils auraient repérées, comme cela a été fait dans le cas de cette attaque, où la brèche dans le système Windows utilisée par les pirates avait été décelée depuis longtemps par la NSA (L'agence de sécurité nationale américaine) avant de tomber dans le domaine public via des documents piratés au sein de la NSA elle-même.

"Les gouvernements devraient voir cette attaque comme un signal d'alarme", a insisté Brad Smith, le directeur juridique de Microsoft, dans un blog: "Un scenario équivalent avec des armes conventionnelles serait comme si l'armée américaine se faisait voler des missiles Tomahawks".

Europol, qui estime qu'aucun pays en particulier n'a été visé, a insisté sur la rapidité inédite de la propagation du virus "Wannacry", utilisé vendredi, qui combine pour la première fois les fonctions de logiciel malveillant et de ver informatique.

Le chercheur en cybersécurité britannique de 22 ans qui a permis de ralentir la propagation du virus, et qui souhaite rester anonyme, a prévenu de son côté que les pirates risquaient de revenir à la charge en changeant le code, et qu'ils seraient alors impossible de les arrêter.