Santé On sait désormais comment inhiber la croissance des tumeurs et les éliminer.

Des chercheurs de l’UCL, menés par Olivier Feron, chercheur à l’institut de recherche expérimentale et clinique de l’UCL, ont fait une double découverte majeure. "On a trouvé une cible thérapeutique, mais aussi une molécule efficace", se réjouit le chercheur contacté par nos soins.

En d’autres termes, l’équipe a fait une double découverte qui pourrait donner espoir aux personnes atteintes d’un cancer.

Ils ont découvert comment maîtriser le développement des tumeurs cancéreuses grâce à une protéine (MPC). En cherchant et étudiant le cas, ils ont découvert le 7ACC2. Derrière ce nom scientifique se cache une molécule synthétisée "capable d’empêcher le lactate d’être exploité comme substrat énergétique. Le scientifique détaille : Cette molécule empêche les cellules cancéreuses de proliférer. elle a le pouvoir de bloquer la captation du glucose et du lactate par la cellule cancéreuse. Pour grandir et se diviser, la cellule tumorale s’en nourrit. Privée de cet apport, elle ne prolifère pas."

Ce qui a mené à la seconde découverte de l’équipe de chercheurs belges. "La molécule ne limite pas seulement l’accès des nutriments à la cellule tumorale. En bloquant l’utilisation du glucose et du lactate par les mitochondries des cellules cancéreuses, la molécule fait en sorte que la cellule tumorale arrête de consommer de l’oxygène."

Il précise : "Cela pourrait paraître anecdotique. Mais la molécule augmente l’oxygène dans la tumeur. Privée de l’apport extérieur, la cellule tumorale fait ses réserves et garde l’oxygène. De la sorte, elle augmente l’efficacité de la radiothérapie. On a cherché comment illustrer ça. C’est comme un compte en banque : soit on fait un autre boulot pour gagner plus, soit on économise en ne dépensant pas."

Un traitement pourrait rapidement voir le jour. "Ici, on peut espérer un traitement d’ici deux ans."

Pour Olivier Feron, cela constitue une certaine fierté. "On nous appelle des chercheurs et l’éternelle blague à deux euros est qu’on cherche mais qu’on ne trouve pas, dit-il. Ici, on a trouvé. On est contents. C’est enthousiasmant pour l’équipe et rafraîchissant pour les jeunes chercheurs de voir une recherche fondamentale. Ici, on n’a pas seulement fait une découverte, on s’est donné les moyens de trouver une nouvelle molécule. On est contents de donner un peu d’espoir aux gens atteints de cette foutue maladie !"