Santé Un projet-pilote pour amaxophobes est en cours à l’IBSR.

Amaxophobie. Ce terme scientifique, un peu barbare, désigne la phobie de la conduite. Ceux qui en souffrent peuvent parfois être paralysés au volant. Leurs profils sont différents.

À la suite d’un accident, d’un manque de pratique ou d’une peur irraisonnée liée à leur anxiété naturelle, certains conducteurs ne peuvent pas prendre le volant lorsque les conditions météo ne sont pas bonnes (pluie, neige…), ils refusent de conduire sur les voies rapides et/ou autoroutes ou n’empruntent aucun rond-point. D’autres ne peuvent simplement pas conduire quand ils sont seuls dans la voiture, ou, a contrario, lorsqu’ils ont des passagers. De fil en aiguille, la situation devient handicapante et parasite leur quotidien.

Les amaxophobes seraient nombreux. Mais il est impossible de les quantifier. "J’entends souvent qu’ils n’en ont pas parlé", explique Séverine Golinvaux, psychologue en charge de divers projets au sein de l’IBSR.

"Ils cachent leur phobie en recourant à des subterfuges divers."

L’IBSR a "lancé un nouveau projet à destination de ces personnes", poursuit l’experte. "C’est un projet-pilote qui permet de les suivre." L’idée ? "On commence par un entretien individuel dans l’optique d’évaluer le stress de la personne sur la route et sa confiance en elle. On y va étape par étape. On va voir jusqu’où la personne a envie de travailler."